Le prix de la tonne de mitrailles transformées, l’un des principaux produits d’exportation de la République démocratique du Congo (RDC), a connu une hausse de 2,05 % sur le marché international.
Selon un communiqué du ministère du Commerce extérieur de la RDC, la tonne de mitrailles transformées s’échange désormais à 758,29 dollars américains au 3 novembre 2025, contre 743,03 dollars la semaine précédente.
« La tonne des mitrailles transformées observe une hausse de prix sur le marché international durant la semaine du 3 au 8 novembre 2025 », précise le ministère, cité par l’Agence congolaise de presse (ACP).
Cette augmentation intervient après une baisse de 1,04 % enregistrée la semaine du 27 octobre au 1er novembre, période durant laquelle le prix était passé de $750,89 à $743,03. Ces variations traduisent les effets conjugués de la fluctuation de l’offre et de la demande ainsi que des perturbations dans les chaînes d’approvisionnement mondiales.
La production de mitrailles transformées dépend du type de métal utilisé : le cuivre provient principalement de Chine, d’Inde et des États-Unis, tandis que le zinc est surtout produit en Australie et en Chine. L’Inde et la Suède se distinguent quant à elles comme fournisseurs d’anodes et de lingots métalliques.
Utilisées comme pièces de remplacement destinées à se corroder à la place de composants métalliques plus coûteux, notamment dans le secteur maritime, les mitrailles transformées sont généralement composées de zinc, mais peuvent aussi contenir du magnésium ou des alliages d’aluminium.
Les fluctuations des prix de ce produit influencent directement l’économie congolaise, fortement tributaire des exportations de matières premières, en particulier dans le secteur minier. Le ministère du Commerce extérieur souligne d’ailleurs que la variation des prix des produits miniers, agricoles et forestiers reflète les dynamiques des marchés internationaux et des chaînes logistiques.
Cette hausse survient dans un contexte économique et sécuritaire tendu en RDC. Dans l’est du pays, les affrontements entre les FARDC et le groupe rebelle M23 continuent de perturber les activités économiques et commerciales. La fermeture de plusieurs routes, les déplacements massifs de populations et l’arrêt partiel des activités minières accentuent la fragilité du secteur exportateur et menacent la stabilité des revenus issus des exportations.
DM/te/Sf/APA







