Le président exécutif du Service fédéral des impôts (FIRS), Dr Zacch Adedeji, a affirmé que les réformes fiscales ambitieuses engagées par le gouvernement nigérian demeurent au cœur de la stratégie nationale visant à renforcer la résilience économique à long terme.
Dans un communiqué du FIRS, le président exécutif, Dr Adedeji, a expliqué que les difficultés budgétaires actuelles du pays ne doivent pas être perçues comme une crise, mais plutôt comme une occasion de mettre en œuvre des réformes urgentes et profondes sous l’impulsion du président Bola Tinubu. Il s’exprimait vendredi lors de la première édition du cycle de conférences de prestige de l’Université d’Ilesa, dans l’État d’Osun, au sud-ouest du pays.
Dans son exposé intitulé « Résilience économique à l’ère de la diminution des recettes », il a souligné les pressions croissantes sur les finances publiques à l’échelle mondiale, citant notamment la transition numérique, l’augmentation de la dette publique, les défis climatiques et la multiplication des chocs économiques simultanés. Face à ces enjeux, il estime que le Nigéria doit renforcer ses institutions, diversifier ses sources de revenus et moderniser son administration fiscale en misant sur la technologie.
Dr Adedeji a identifié quatre piliers essentiels pour bâtir une économie résiliente : la flexibilité budgétaire, la cohérence des politiques publiques, la solidité institutionnelle et l’adaptabilité du capital humain.
Il a rappelé que le pays ne peut plus s’appuyer uniquement sur ses recettes traditionnelles. L’accroissement des revenus non pétroliers, la poursuite des réformes fiscales et l’investissement dans les compétences constituent, selon lui, des leviers indispensables pour permettre aux citoyens et aux institutions de suivre le rythme de l’économie mondiale.
Évoquant les réformes du FIRS, il a présenté plusieurs initiatives destinées à transformer l’administration fiscale : automatisation des procédures, extension de la plateforme TaxPro Max, amélioration de l’identification des contribuables et partenariats renforcés avec les États pour réduire la fragmentation et optimiser le recouvrement. Ces mesures visent à renforcer « l’efficacité, la transparence et la conformité » dans tous les secteurs de l’économie. Il a insisté sur le fait qu’il ne s’agit pas de simples ajustements techniques, mais de transformations majeures destinées à repositionner le Nigéria sur la voie d’un développement durable.
Il a également expliqué que la fiscalité moderne repose sur des systèmes fluides, des données fiables et des cadres de coopération favorisant la conformité tout en allégeant les procédures administratives. Selon lui, l’automatisation et les outils numériques sont désormais indispensables, surtout dans une économie où les transactions en ligne et les activités transfrontalières prennent une place croissante.
S’adressant aux universités nigérianes, Dr Adedeji a appelé les établissements d’enseignement supérieur à jouer un rôle accru dans la définition de la stratégie économique du pays. Il a plaidé pour une collaboration structurée entre le milieu académique et le gouvernement afin de développer des modèles fondés sur des données probantes, susceptibles de soutenir la fiscalité numérique, la mobilisation des recettes et la diversification économique.
Les universités doivent, selon lui, être considérées non seulement comme des centres de savoir, mais aussi comme des « moteurs d’innovation » capables d’influencer les politiques publiques et de renforcer la compétitivité nationale.
« L’avenir appartient aux nations qui investissent dans le savoir, les données et un capital humain adaptable », a-t-il conclu, estimant que les institutions d’enseignement supérieur du Nigéria disposent des ressources et de l’expertise nécessaires pour proposer des solutions locales aux défis économiques du pays.
GIK/fss/te/Sf/APA







