Le Kenya et le Royaume-Uni unissent leurs forces à travers un atelier de trois jours destiné aux responsables kenyans, visant à améliorer les réglementations qui régissent le fonctionnement des entreprises dans la plus grande économie d’Afrique de l’Est.
Organisé à Nairobi, le principal centre économique de la région, l’atelier qui a réuni responsables kényans et britanniques vise à résoudre les défis auxquels sont confrontées les entreprises locales et étrangères désireuses d’investir au Kenya.
D’après un communiqué des organisateurs, cet atelier fournira aux responsables kenyans des outils pour renforcer la régulation des activités des entreprises, en s’inspirant des pratiques britanniques reconnues.
L’objectif est également d’accroître l’efficacité de ces régulations, ce qui pourrait stimuler le commerce intra-africain en facilitant la conformité avec la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Lors de la première journée de l’atelier, Richlove Mensah, directeur du commerce et de l’investissement pour le Kenya et directeur régional pour l’Afrique de l’Est, a souligné que, bien qu’aucun environnement économique ne soit parfait, le Kenya doit saisir son potentiel et adopter rapidement des réformes réglementaires pour créer des emplois et stimuler la croissance. Il a ajouté : « Nous voulons profiter d’une année exceptionnelle pour le commerce grâce à ce partenariat solide et opportun entre le Royaume-Uni et le Kenya. Le Royaume-Uni est attentif aux défis du Kenya et met son expertise réglementaire à disposition, pour des solutions durables. Ensemble, nous allons plus loin. »
Le Dr Walter Ongeti, directeur général de KENAS, a évoqué le rôle clé de l’accréditation pour garantir la fiabilité des régulations, en renforçant la confiance grâce à la compétence et la conformité aux normes internationales.
Esther Nagari, directrice générale du Bureau kenyan des normes (KEBS), a réaffirmé l’engagement de son institution à promouvoir des pratiques réglementaires exemplaires, en soulignant que la transparence et la prévisibilité des régulations sont essentielles pour stimuler les investissements et renforcer la compétitivité industrielle.
Rob Bettinson, directeur international de UKAS, a ajouté que la reconnaissance mondiale des évaluations de conformité accréditées permettrait de simplifier les procédures commerciales pour les entreprises, en supprimant les barrières coûteuses et en facilitant l’accès à de nouveaux marchés.
Daniel Mansfield, responsable de l’engagement politique au British Standards Institute (BSI), a quant à lui insisté sur les bénéfices d’une meilleure compréhension des normes et des infrastructures de qualité pour la création de politiques publiques qui favoriseront la croissance et le commerce.
Cependant, les entreprises britanniques ont souligné que le climat opérationnel difficile au Kenya reste un obstacle majeur, en particulier en raison des coupures d’électricité fréquentes, des coûts énergétiques élevés, des procédures d’importation complexes, du régime fiscal peu clair et des exigences de propriété locale dans certains secteurs.
Les entreprises kenyanes, elles aussi, font face à des défis similaires, notamment un paysage réglementaire complexe et en constante évolution, ce qui rend difficile la conformité aux normes. De plus, l’obtention d’une accréditation implique des formations continues et des évaluations régulières.
Enfin, cet atelier met en lumière le rôle du Royaume-Uni en tant que partenaire de long terme pour le Kenya, soutenant les réformes prévues dans l’Accord de partenariat économique entre les deux pays, qui garantit à toutes les entreprises opérant au Kenya, y compris britanniques, un accès sans droits de douane au marché britannique.
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