Les opérateurs économiques marocains et sénégalais ont exprimé, mardi 27 janvier à Casablanca, leur détermination à développer de nouveaux partenariats économiques et à dynamiser le rôle du secteur privé dans l’approfondissement de la coopération bilatérale.
Lors d’un panel organisé en marge du forum économique Maroc-Sénégal, tenu en marge de la 15ème Grande Commission mixte de coopération Maroc-Sénégal, les hommes d’affaires des deux pays ont fait part de leur volonté commune de développer les opportunités de co-investissement tout en valorisant la complémentarité des économies marocaine et sénégalaise, notamment dans les secteurs bancaire, financier, industriel, pharmaceutique, énergétique et logistique, en vue de soutenir l’intégration économique régionale.
Des dirigeants d’entreprises financières et industrielles marocaines ont mis l’accent sur l’importance d’une approche globale intégrant conseil, mise en relation et développement de partenariats, notamment à travers le Club Afrique développement qui fédère depuis plus de douze ans des milliers d’opérateurs économiques africains via des missions multisectorielles. Ils ont, de même, mis en avant la mobilisation des ressources humaines locales et la création progressive d’un environnement favorable.
Pour leur part, des opérateurs économiques sénégalais ont souligné que les secteurs de la banque, de la finance et de l’assurance constituent le principal levier de valeur ajoutée de l’investissement marocain au Sénégal, insistant sur l’intérêt de consolider les passerelles entre investisseurs pour accompagner le développement de projets structurants et faciliter la montée en gamme des filières industrielles.
Cette rencontre économique a été initiée par la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), en partenariat avec l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE), l’Agence pour la promotion des investissements et des grands travaux du Sénégal (APIX) et le Conseil du patronat sénégalais.
A l’ouverture de cette rencontre économique, tenue en présence du Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, le chef du gouvernement marocain, Aziz Akhannouch, a souligné que le Sénégal est, pour les entreprises marocaines, une porte d’entrée naturelle vers l’Afrique de l’Ouest. Il est surtout un partenaire majeur sur le continent, a-t-il dit, notant que sur les 10 premiers mois de 2025, les échanges commerciaux entre nos deux pays frôlent les 300 millions de dollars. Le Maroc a investi plus de 540 millions de dollars au Sénégal, a-t-il indiqué, ajoutant que le Royaume est devenu, en moins d’une quinzaine d’années, le premier investisseur africain en Afrique de l’Ouest et le second sur l’ensemble du continent,
Pour sa part, le Premier ministre sénégalais a plaidé en faveur d’un partenariat économique Maroc-Sénégal basé sur la coproduction et l’intégration des chaînes de valeur.
« Nous voulons passer d’une relation économique encore largement centrée sur des flux commerciaux à une relation fondée sur la complémentarité productive, la coproduction, la transformation locale et l’intégration de nos chaînes de valeur respectives », a dit M. Sonko lors de ce forum.
Sonko a mis l’accent sur l’importance de dynamiser le commerce sur une base plus équilibrée, à travers la mise en place d’un comité commercial mixte et des échanges d’informations économiques et commerciales pour mieux connaître les marchés marocains et sénégalais.
Il s’est félicité par ailleurs des accords de coopération et de partenariat, des mémorandums d’entente et des protocoles d’accord signés lundi à Rabat, estimant que ces accords créent de nouvelles opportunités de collaboration qui appartiennent au secteur privé de saisir, afin de consolider davantage la coopération unissant les deux pays.
Le président de la CGEM, Chakib Alj, a insisté sur la nécessité de passer à une nouvelle étape du partenariat économique maroco-sénégalais, en identifiant des projets concrets, innovants et créateurs d’emplois, notamment pour les jeunes. Il a également rappelé la profondeur des liens historiques entre les deux pays et la solidité d’un partenariat économique fondé sur le principe du gagnant-gagnant.
AK/Sf/APA







