Le Parlement ougandais a adopté un budget national de 84.300 milliards de shillings (environ 13,5 milliards de dollars) pour l’exercice 2026-2027, après avoir approuvé la loi de finances et le rapport de la Commission du budget, lequel détaille les modalités de mobilisation et d’utilisation des ressources dans un contexte de fortes pressions liées à l’endettement et aux obligations légales.
Le texte a été adopté vendredi lors d’une séance dirigée par la présidente du Parlement, Anita Among. Le ministre d’État aux Finances, Henry Musasizi, a indiqué que plus de la moitié du budget proviendra de recettes intérieures, estimées à 44.180 milliards de shillings.
Le financement repose également sur plusieurs autres sources : des emprunts intérieurs (11.970 milliards), une aide extérieure destinée aux projets (11.270 milliards), un refinancement intérieur (13.970 milliards), des recettes pétrolières (1.440 milliards), des appuis budgétaires (1.220 milliards) ainsi que des revenus des collectivités locales (339 milliards).
Du côté des dépenses, 47.160 milliards de shillings sont consacrés aux dépenses discrétionnaires, tandis que 37.230 milliards couvrent des charges obligatoires telles que le service de la dette, les salaires et les pensions.
Selon le vice-président de la Commission du budget, Remigio Achia, une part importante des ressources est absorbée en amont, principalement par le remboursement de la dette. À lui seul, le service de la dette devrait atteindre environ 33.400 milliards de shillings, soit près de 40 % du budget. Les intérêts représentent 12.400 milliards, essentiellement liés aux emprunts intérieurs, tandis que le remboursement du principal porte le total à plus de 33.000 milliards, en faisant le poste de dépense le plus lourd.
Le budget met l’accent sur la stimulation de la production, l’industrialisation et l’augmentation des revenus des ménages. L’agro-industrie bénéficie de 2.200 milliards de shillings pour soutenir la recherche, l’irrigation, les intrants et l’accès aux marchés. Le tourisme reçoit 571,5 milliards pour le développement des infrastructures et la promotion internationale.
Le secteur minier, incluant le pétrole et le gaz, se voit attribuer 435,5 milliards de shillings pour l’exploration et les infrastructures. La science, la technologie et l’innovation obtiennent 1.100 milliards pour soutenir la numérisation et les industries créatives.
Les programmes de création de richesse, notamment dans le cadre du modèle paroissial et des initiatives pour la jeunesse, reçoivent 2.500 milliards de shillings, tandis que la sécurité se voit allouer 10.200 milliards.
Le développement du capital humain représente la part la plus importante avec 13.500 milliards de shillings, incluant une hausse progressive de 25 % des salaires des enseignants et 496,3 milliards consacrés à la préparation de la CAN 2027.
Les infrastructures bénéficient de 10.800 milliards pour les routes, les chemins de fer, l’énergie et l’eau. Le secteur manufacturier reçoit 1.040 milliards, contre 514 milliards pour la protection de l’environnement.
D’autres allocations incluent 651,5 milliards pour la justice et 1.200 milliards pour les activités législatives et de contrôle. Des fonds additionnels sont prévus pour des besoins prioritaires, notamment la finalisation de projets routiers, l’électrification rurale, l’approvisionnement en médicaments, la promotion des exportations, l’indemnisation du bétail dans le nord du pays, l’acquisition d’ambulances et les travaux de maintenance.
WN/as/fss/te/APA







