La Namibie se distingue comme l’un des pays africains les plus attractifs pour l’exploration minière, avec plus de 800 nouvelles demandes de permis déposées, alors que la demande mondiale en minéraux critiques continue de croître.
Selon Isabella Chirchir, commissaire aux mines de Namibie, le pays réforme son système d’octroi de permis pour accélérer les procédures et attirer davantage d’investissements. Des plateformes numériques sont mises en place afin de réduire les retards et améliorer l’efficacité réglementaire, alors que plus de 600 demandes d’autorisation environnementale restent en attente.
La Namibie compte déjà 588 permis de prospection actifs et cherche à diversifier ses activités au-delà de l’uranium et des diamants, devenant ainsi un pôle majeur pour les minéraux critiques.
D’autres pays africains intensifient également leurs efforts. L’Afrique du Sud a octroyé 358 nouveaux permis de prospection en 2025 et a investi deux milliards de rands pour soutenir les petits exploitants miniers, tandis que le Ghana développe plus de 90 projets d’exploration, attirant plus de 20 milliards de dollars d’investissements. La Zambie et la Guinée font progresser leurs projets de cuivre et de minerai de fer, respectivement, pour répondre à la demande croissante.
Cette ruée vers les nouvelles réserves intervient dans un contexte de forte demande pour les minéraux essentiels aux technologies d’énergie propre, qui devrait quadrupler d’ici 2040, tandis que l’or et d’autres matières premières traditionnelles connaissent des prix record.
La Semaine minière africaine, qui se tiendra au Cap du 14 au 16 octobre, sera l’occasion pour gouvernements et investisseurs de présenter les projets et leurs stratégies visant à exploiter pleinement les richesses minières du continent.
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