La Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) a admis, ce mardi 9 décembre 2025, quatre emprunts obligataires de l’État du Sénégal à sa cote, lors d’une cérémonie à Abidjan.
Quatre emprunts obligataires ont été admis par la BRMV le 9 décembre : « État du Sénégal 6,40 % 2025-2028 ; État du Sénégal 6,60 % 2025-2030 ; État du Sénégal 6,75 % 2025-2032 et État du Sénégal 6,95% 2025-2035 ».
L’opération a été un véritable succès, avec une collecte de 454,5 milliards Fcfa sur le marché financier régional, contre un montant initial de 300 milliards Fcfa sollicités, soit un taux de souscription de 150%. Cette réussite est le fruit d’une adhésion massive des investisseurs et particuliers résidant dans la zone UEMOA et grâce à une forte mobilisation de la diaspora dans 50 pays.
Pour Jean-Charles Kwao, directeur général de Société générale Capital securities West Africa et co-chef de file, cette opération traduit « non seulement la crédibilité de la signature de l’État du Sénégal, mais aussi la confiance renouvelée des investisseurs du marché régional ».
La Société générale Sénégal et Impaxis securities, co-arrangeurs, ont « conduit cette opération avec une approche innovante, inclusive et citoyenne qui a permis de susciter l’adhésion de divers profils d’investisseurs », a-t-il dit.
Il s’agit d’une « opération innovante composée de quatre tranches à des maturités qui s’échelonnent jusqu’à 10 ans, offrant des taux entre 6,4% et 6,95% », a déclaré le directeur général de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM), Kossi Edoh Amenounve.
Selon Edoh Amenounve, cette opération permet aux investisseurs de bénéficier de rendements attractifs tout en contribuant au développement économique du Sénégal. En outre, ces emprunts obligataires viennent répondre aux besoins des investisseurs et de l’État du Sénégal.
Le directeur général de la dette publique du Sénégal, Alioune Diouf, a exprimé son sentiment de satisfaction suite à la réussite de la troisième opération obligataire du pays, qui a été cotée à la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM).
Alioune Diouf a souligné que l’opération sur le marché obligataire a connu une forte diversification de la part des investisseurs, avec une participation notable de la diaspora sénégalaise. Il s’est réjoui du volume des souscriptions estimées à 150%.
« Au-delà des investisseurs classiques comme les banques, les fonds de pension, les sociétés d’assurance, nous avons noté un fort élan populaire de la diaspora qui a participé grandement et cela montre leur disponibilité à accompagner les nouvelles autorités dans le contexte de la souveraineté économique », a-t-il ajouté.
L’opération a également permis de diversifier les instruments, avec des maturités allant de 3 à 10 ans, ce qui permet de tirer le maximum des ressources disponibles, a soutenu Alioune Diouf qui représentait le directeur général du Trésor public du Sénégal.
« L’opération nous a permis de réaliser la gestion active bancaire qui permet à l’État de faire face à ses engagements et de donner aux banques aussi l’opportunité de continuer à financer le développement économique », a-t-il expliqué.
L’Etat du Sénégal s’attèle à consolider son budget et à ramener son déficit budgétaire de « 13% en 2024 à 3% en 2027 », conformément aux critères de convergence de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), a-t-il poursuivi.
Le directeur général de la SGI Impaxis, Ababakar Diaw, a fait savoir que cette opération a été réalisée en moins de 15 jours, ce qui constitue un record. Pour lui, « c’est une émission qui envoie un signal très fort », notamment « une confiance forte envers la signature souveraine du Sénégal. »
Ababakar Diaw a relevé que cette opération démontre également « la solidité de la région et le rôle important du marché financier pour le financement des économies », faisant observer qu’« une bonne partie de ces ressources viennent de notre région, ce qui dénote de la solidité de la région ».
La valeur nominale du titre est de 10 000 FCFA. Ces quatre emprunts obligataires de l’Etat du Sénégal portent la ligne des emprunts obligataires de la BRVM de 174 à 178, dont 40 emprunts des Etats, 14 pour les institutions, 10 émissions pour les entreprises et deux sukuks.
AP/Sf/APA






