La Banque nationale d’Ethiopie (NBE) a annoncé que la participation étrangère totale dans les banques locales serait plafonnée à 49%.
Dans le cadre d’un nouveau projet de directive publié par la NBE cette
semaine, le gouvernement éthiopien a défini l’un des paramètres les plus clairs à ce jour pour la participation étrangère dans le secteur bancaire du pays, longtemps protégé.
Le projet de directive sur les investissements en capital des
ressortissants étrangers et des organisations éthiopiennes étrangères
dans les banques stipule que « la participation totale des
ressortissants étrangers et des organisations éthiopiennes étrangères
dans une banque, autre qu’une filiale de banque étrangère, sera
limitée à 49% du total des actions souscrites d’une banque ».
La NBE a souligné que « promouvoir un secteur bancaire fort et viable en Ethiopie est crucial pour la stabilité macroéconomique et la
croissance ». Elle a ajouté que « les investisseurs étrangers sont considérés comme apportant une valeur stratégique aux banques cibles et au système bancaire dans son ensemble, en renforçant les fonds propres, en améliorant l’efficacité et la technologie, en transférantles connaissances et en améliorant la gouvernance ».
Le projet de directive soulignait également la nécessité d’un cadre réglementaire clair, précisant que « la mise en place d’un cadre juridique approprié pour réglementer les investissements en capital des ressortissants étrangers dans les banques est importante pour garantir la sécurité et la solidité du secteur bancaire ».
En vertu des règles proposées, une personne physique étrangère ne peut
détenir plus de 7% du total des actions souscrites d’une banque,
tandis qu’un investisseur privé étranger est limité à 10%. Les
investisseurs stratégiques, définis comme des banques étrangères
réputées, des institutions de financement du développement ou des
fonds de capital-investissement, peuvent acquérir jusqu’à 40% des
actions d’une banque.
Si elle est promulguée, la nouvelle Proclamation n° 1360/2025 relative
aux activités bancaires apporterait la clarté tant attendue aux
entrants étrangers potentiels et aux banques locales à la recherche de
partenaires stratégiques pour renforcer leur compétitivité, leur
gouvernance et leur solidité financière.
MG/as/fss/Sf/APA





