L’Égypte a défini sept secteurs industriels prioritaires dans le cadre de sa stratégie industrielle 2026-2030, présentée lundi 4 mai lors d’une réunion entre le ministre de l’Industrie, Khaled Hashem, et le Premier ministre Mostafa Madbouly, selon un communiqué officiel du ministère.
Dans la continuité de l’orientation stratégique de sa stratégie industrielle 2026-2030, à travers sept secteurs prioritaires, le gouvernement égyptien vise à renforcer la compétitivité industrielle du pays en s’appuyant sur une coopération accrue avec le secteur privé. Cette feuille de route s’inscrit dans une dynamique de repositionnement régional et international de l’industrie égyptienne, avec une attention particulière portée à la montée en gamme des chaînes de valeur.
Les secteurs retenus couvrent le prêt-à-porter, le textile, les industries agroalimentaires, l’automobile, les équipements électriques et l’ingénierie, l’assemblage électronique ainsi que les industries pharmaceutiques.
Le ministère précise que cette sélection repose sur plusieurs critères, dont la compétitivité à l’exportation, la valeur ajoutée industrielle, la diversification productive et la capacité d’attraction des investissements étrangers.
Sur le plan opérationnel, les autorités examinent actuellement les dispositifs d’incitations et de subventions susceptibles d’être accordés à ces filières prioritaires. L’objectif affiché consiste à structurer un environnement industriel plus attractif, en lien avec les besoins des investisseurs locaux et internationaux, tout en consolidant la base productive nationale.
Par ailleurs, la stratégie industrielle vise un objectif d’exportations non pétrolières de 100 milliards de dollars à l’horizon 2030, un seuil présenté comme structurant pour l’équilibre extérieur de l’économie égyptienne.
Cette ambition s’accompagne d’un effort de transformation des chaînes d’approvisionnement, avec une priorité accordée aux modèles de production plus durables, notamment les chaînes dites vertes.
Dans cette logique, le plan prévoit également la localisation en Égypte des centres de test et d’accréditation, considérés comme un levier technique essentiel pour améliorer la conformité des produits aux standards internationaux. Cette évolution est destinée à réduire les coûts de certification, à accélérer les exportations et à renforcer la crédibilité des produits égyptiens sur les marchés mondiaux.
MK/Sf/APA







