Les consommateurs sud-africains bénéficieront d’un mois supplémentaire de soulagement à la pompe, après la décision du gouvernement de prolonger jusqu’au début juin la réduction temporaire de la taxe sur les carburants, en raison de la volatilité persistante des marchés pétroliers mondiaux liée aux tensions au Moyen-Orient.
En Afrique du Sud, le Trésor national et le Département des ressources minérales et pétrolières ont annoncé mardi le maintien de la baisse de 3 rands par litre sur l’essence, initialement prévue pour s’achever le 5 mai. Pour le diesel, l’allègement sera porté à 3,93 rands par litre afin de compenser les hausses attendues.
Mise en place en avril pour amortir l’impact de la flambée des prix du pétrole, cette mesure vise à protéger ménages et entreprises dans un contexte de forte instabilité des cours internationaux.
Selon les autorités, les perturbations liées au conflit au Moyen-Orient ont réduit les stocks mondiaux et accru la volatilité du marché, affectant particulièrement les pays importateurs comme l’Afrique du Sud, fortement dépendante des produits pétroliers raffinés.
La réduction de la taxe sera toutefois progressivement réduite en juin, avant un retour aux niveaux habituels prévu en juillet.
Le Trésor évalue le coût total de ce dispositif sur trois mois à 17,2 milliards de rands, compensé par des recettes fiscales plus élevées que prévu et des économies budgétaires ailleurs.
Parallèlement, le gouvernement poursuit la révision du mécanisme de fixation des prix des carburants, dont l’achèvement est attendu l’année prochaine, incluant notamment des ajustements du système de compensation des pertes des importateurs.
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