Présenté le 28 octobre à Sala Al Jadida, le nouvel ouvrage du Policy Center for the New South (PCNS) et du Centre HEC de géopolitique analyse les enjeux de sécurisation des infrastructures stratégiques, de valorisation des ressources africaines et de coopération en Méditerranée.
Le Policy Center for the New South (PCNS) et le Centre HEC de géopolitique ont présenté, mercredi 28 octobre 2026, le vingtième volume des « Dialogues stratégiques », sur le campus de l’Université Mohammed VI Polytechnique, à Sala Al Jadida. Cette publication conjointe examine les nouvelles dépendances qui structurent les rapports de force internationaux, des câbles sous-marins aux minerais critiques, tout en analysant les obstacles à une coopération méditerranéenne plus équilibrée.
Organisés deux fois par an depuis 2016, les « Dialogues stratégiques » réunissent chercheurs, experts, praticiens et décideurs autour des enjeux géopolitiques et sécuritaires communs à l’Europe et à l’Afrique. Leurs travaux sont compilés dans des ouvrages destinés à alimenter la réflexion stratégique et à éclairer les choix des décideurs publics.
Cette vingtième édition s’inscrit dans la continuité de cette démarche, en mettant l’accent sur la maîtrise des réseaux, l’accès aux ressources et les rivalités qui accompagnent les transformations de l’ordre international.
Le premier volet de l’ouvrage porte sur la protection des infrastructures essentielles et la sécurisation des ressources stratégiques. Les câbles sous-marins, qui assurent une part déterminante des communications numériques internationales, et les minerais critiques, indispensables à de nombreuses technologies de la transition énergétique, illustrent la vulnérabilité croissante des économies face aux risques de rupture et aux dépendances extérieures.
La publication s’intéresse également aux perspectives offertes aux pays africains pour renforcer leur position dans les chaînes de valeur mondiales. Au-delà de l’exploitation des ressources naturelles, le développement de capacités industrielles et de transformation locale apparaît comme un levier pour accroître la valeur ajoutée produite sur le continent.
Cette ambition reste toutefois confrontée à des contraintes économiques, technologiques et industrielles, ainsi qu’à la nécessité de mobiliser des investissements adaptés.
Le second volet analyse les limites de la coopération en Méditerranée, un espace où les intérêts communs coexistent avec des déséquilibres persistants et des rivalités d’influence. Les questions de sécurité, les différends maritimes et les enjeux énergétiques y sont examinés afin de comprendre les facteurs qui freinent le rapprochement entre les deux rives.
Les contributions cherchent notamment à déterminer comment les interdépendances économiques et stratégiques pourraient favoriser des mécanismes de coopération plus équilibrés. Les deux parties ont été présentées respectivement par Pascal Chaigneau, directeur du Centre HEC de géopolitique, et Abdelhak Bassou, chercheur senior au PCNS spécialisé en géopolitique africaine et en sécurité internationale. La rencontre a été modérée par Oussama Tayebi, spécialiste senior en relations internationales au sein du think tank marocain.
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