La Ghana Bauxite Company Limited (GBC) a signé un accord de financement de 250 millions de dollars avec Ecobank Ghana PLC pour préparer et agrandir sa mine d’Awaso, afin d’approvisionner la future raffinerie d’alumine du pays.
Cette opération s’inscrit dans le cadre du projet de développement d’une industrie intégrée de l’aluminium (IAI), qui vise à permettre au Ghana de dépasser le stade de l’exportation de bauxite brute pour produire de l’alumine, de l’aluminium et des produits manufacturés à plus forte valeur ajoutée.
Le directeur de la GBC, Robert Danso Boakye, s’est exprimé devant la presse après la signature du mandat désignant Ecobank Ghana PLC comme arrangeur exclusif, selon le principe des meilleurs efforts, pour la mise en place de facilités de financement pouvant atteindre 250 millions de dollars.
Selon des médias locaux, l’accord signé comprend un prêt à terme destiné à financer les dépenses d’investissement ainsi qu’une ligne de crédit renouvelable pour couvrir les besoins en fonds de roulement.
Aux termes de l’accord, Ecobank structurera les facilités de financement, sollicitera des institutions financières potentielles et pilotera le processus de syndication, en s’appuyant sur son réseau panafricain.
Lors de la cérémonie de signature, la directrice générale d’Ecobank Ghana, Abena Osei-Poku, a déclaré : « Les projets transformateurs nécessitent plus que des capitaux. Ils requièrent une expertise financière et la capacité de réunir des institutions et des investisseurs. »
Robert Danso Boakye a expliqué que l’extension de la mine visait à garantir sa capacité à approvisionner durablement la raffinerie une fois celle-ci construite.
« C’est une grande mine. On ne peut pas démarrer la raffinerie si l’approvisionnement n’est pas assuré. Nous devons donc d’abord accroître la production de la mine », a-t-il déclaré.
Selon les données de la mine, les exportations de bauxite sont passées de 773 213 tonnes en 2022 à environ 2,07 millions de tonnes en 2025.
Cette progression traduit une amélioration des capacités d’extraction, soutenue notamment par l’introduction d’équipements d’exploitation minière à ciel ouvert et un programme plus vaste d’investissements opérationnels.
Selon Robert Danso Boakye, la raffinerie aura besoin de 4,5 millions de tonnes de bauxite pour produire 1,5 million de tonnes d’alumine, lesquelles permettront ensuite d’obtenir 750 000 tonnes d’aluminium.
« Trois tonnes de bauxite permettent d’obtenir une tonne d’alumine. Deux tonnes d’alumine donnent une tonne d’aluminium. C’est ce matériau qui sert à fabriquer des tôles de toiture, des ustensiles de cuisine, des avions et tous les produits dérivés de l’aluminium », a-t-il expliqué.
À long terme, le projet prévoit une raffinerie dont la capacité initiale sera de 500 000 tonnes par an lors de la première phase, avant d’être portée à 1,5 million de tonnes.
Ofori-Poku Company Limited (OPCL), membre du groupe IOP, qui a repris l’entreprise, a recruté environ 3 000 employés supplémentaires.
L’extension de la mine et la raffinerie projetée devraient permettre de créer davantage d’emplois directs.
« Lorsque nous construirons une raffinerie, nous recruterons du personnel technique, des ingénieurs et des scientifiques. Entre 600 et 700 emplois directs seront créés. Ce sont des emplois que l’on peut comptabiliser. Mais les emplois indirects seront plus nombreux », a-t-il déclaré.
Depuis plusieurs décennies, la stratégie ghanéenne de développement d’une industrie intégrée de l’aluminium vise à dépasser le modèle fondé sur l’exportation de bauxite brute.
GIK/lb/Sf/APA





