Face à la menace de propagation du virus Ebola depuis la République démocratique du Congo (RDC) voisine, les autorités centrafricaines ont renforcé jeudi les contrôles sanitaires aux principaux points de traversée de la rivière Oubangui, à Bangui.
Lavage des mains, prise de température et enregistrement des voyageurs sont désormais au cœur du dispositif de surveillance, alors que les échanges entre les deux pays se poursuivent quotidiennement.
Les autorités centrafricaines ont intensifié jeudi les contrôles sanitaires aux points de passage de la rivière Oubangui, qui sépare la République centrafricaine (RCA) de la République démocratique du Congo (RDC), afin de prévenir une éventuelle propagation du virus Ebola sur le territoire centrafricain, rapporte TV5 Monde.
Au débarcadère de M’Poko Bac, dans la commune de Bimbo, au sud-ouest de Bangui, les voyageurs en provenance de la RDC sont soumis à un dispositif de surveillance comprenant le lavage des mains, la prise de température et l’enregistrement de leurs informations.
« Les passagers qui viennent en pirogue vont se garer au niveau du point d’entrée. Puis ils sortent un à un. Un de nos collègues est là pour les orienter vers le lavage des mains. Ensuite, on les sensibilise, puis on les oriente vers la tente pour la prise de température et l’enregistrement », explique Maldiana Bagalama, chargée du contrôle sanitaire sur le site.
Cette vigilance accrue s’explique par la proximité géographique entre les deux pays et la présence du virus dans trois régions de la RDC situées le long de la frontière avec la Centrafrique, longue de plus de 1 500 kilomètres.
La rivière Oubangui constitue en effet un important axe de circulation entre les deux territoires. Chaque jour, de nombreux voyageurs l’empruntent pour leurs déplacements et leurs activités commerciales, rendant la surveillance des points de traversée particulièrement importante pour les autorités sanitaires.
Malgré le renforcement des contrôles, les activités économiques se poursuivent sur les rives du fleuve. Pêcheurs, transporteurs en pirogue, vendeuses de poissons frais et travailleurs du sable continuent de dépendre de cette voie fluviale pour leurs revenus et leurs échanges.
Selon les informations rapportées par TV5 Monde, plus de 10 000 cas de maladie à virus Ebola ont été recensés en Afrique, la grande majorité en République démocratique du Congo. L’épidémie suscite des préoccupations sanitaires à l’échelle continentale, avec des cas également signalés dans d’autres pays, notamment au Kenya et au Nigeria.
Face à cette situation, la surveillance des mouvements de populations et la sensibilisation des voyageurs constituent des mesures essentielles pour limiter les risques d’importation du virus en République centrafricaine.
DM/Sf/APA





