Le gouvernement botswanais envisage de fusionner certaines entreprises publiques peu performantes afin d’alléger la pression sur les finances publiques, d’améliorer leur efficacité et d’optimiser le rendement des investissements de l’État, a annoncé un haut responsable gouvernemental.
Le secrétaire permanent au cabinet du vice-président, Gape Kaboyakgosi, a indiqué que les autorités réexaminaient l’avenir de plusieurs entreprises publiques dans le cadre d’une nouvelle politique de propriété de l’État. Celle-ci prévoit notamment le regroupement d’entités exerçant des missions similaires.
S’exprimant lors de consultations avec des jeunes à Selebi-Phikwe, Kaboyakgosi a précisé que le gouvernement étudiait différentes possibilités de fusion pour remédier aux difficultés persistantes du secteur et améliorer les performances des entreprises concernées.
Cette initiative intervient dans un contexte de renforcement de la discipline budgétaire, alors que le coût du soutien public aux entreprises dépendantes des financements de l’État suscite des préoccupations croissantes, en raison notamment de leurs rendements limités.
La réforme envisagée prévoit également une révision des modalités de nomination des conseils d’administration des entreprises publiques. Selon Kaboyakgosi, une sélection fondée sur le mérite devrait contribuer à renforcer la gouvernance, la transparence et la responsabilité au sein de ces structures.
Au Botswana, les entreprises publiques occupent une place importante dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment les transports, les services collectifs, les communications, la finance et le développement économique. Elles ont notamment été créées pour assurer des services essentiels, soutenir le développement national et répondre aux besoins insuffisamment couverts par les investissements privés.
Cependant, leur efficacité opérationnelle, leur gouvernance et leur viabilité financière font l’objet de préoccupations depuis plusieurs années. Plusieurs de ces entités continuent de dépendre de l’appui financier de l’État pour maintenir leurs activités.
Face à ces difficultés, les autorités entendent examiner des mesures susceptibles d’améliorer leurs performances commerciales et de réduire la charge financière supportée par les contribuables.
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