Les États-Unis entendent recentrer les travaux du G20 sur les enjeux économiques, notamment la croissance et la sécurité économique, alors que l’Afrique du Sud reste exclue des réunions du groupe organisées par Washington.
Dans un communiqué publié mardi, le département d’État américain a annoncé que le secrétaire d’État Marco Rubio accueillera, les 30 et 31 octobre, une réunion des ministres des Affaires étrangères du G20 à Atlanta, dans l’État de Géorgie.
L’administration du président Donald Trump entend faire de la croissance et de la sécurité économiques les principales priorités du groupe.
« Sous la direction du président Trump, les États-Unis ramènent le G20 à sa mission économique fondamentale : stimuler la croissance, renforcer la sécurité économique et obtenir des résultats pour le peuple américain », a indiqué le département d’État.
Cette orientation intervient alors que Washington maintient sa décision d’exclure l’Afrique du Sud du sommet des dirigeants du G20 et des réunions ministérielles connexes. Cette mesure suscite des interrogations sur la place de Prétoria au sein de cette instance, dont le pays est le seul membre africain à titre national.
Selon la diplomatie américaine, les discussions d’Atlanta porteront sur des moyens de coopération face aux défis économiques et sécuritaires mondiaux. Les échanges devraient notamment concerner les crises géopolitiques affectant les chaînes d’approvisionnement, la sécurité énergétique et alimentaire, ainsi que la liberté de navigation.
La rencontre doit également contribuer à préparer l’ordre du jour du prochain sommet des dirigeants du G20, que Donald Trump doit accueillir plus tard cette année.
L’absence de l’Afrique du Sud intervient dans un contexte de tensions diplomatiques persistantes entre Prétoria et Washington. Les relations bilatérales se sont détériorées à la suite de plusieurs désaccords politiques, les États-Unis ayant notamment boycotté les réunions du G20 organisées sous la présidence sud-africaine l’année dernière.
Le G20 rassemble 19 pays ainsi que l’Union européenne et l’Union africaine. L’organisation représente environ 85 % du produit intérieur brut mondial.
L’Afrique du Sud reste le seul pays africain membre du groupe à titre national et joue traditionnellement un rôle important dans la représentation des intérêts du continent au sein de cette instance.
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