Le Nigéria poursuit la surveillance de 52 personnes ayant été en contact avec des cas d’Ebola, tandis que le Kenya a levé la quarantaine de 20 contacts après 21 jours de surveillance sans symptômes, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
L’OMS a indiqué que la patiente, premier cas importé de maladie à virus Bundibugyo confirmé au Nigéria, avait été évacuée médicalement vers la Suisse après une amélioration clinique significative de son état.
Le Nigéria ne compte actuellement aucun cas confirmé de la maladie. Le pays pourrait déclarer la fin de l’épidémie le 7 décembre, si aucun nouveau cas confirmé ou probable n’est enregistré et si les critères sanitaires requis sont remplis.
Dans un communiqué publié lundi, l’OMS a précisé que les 20 personnes libérées de quarantaine au Kenya avaient achevé la période obligatoire de surveillance de 21 jours sans développer de symptômes. Elles ont bénéficié d’une dernière évaluation médicale et de conseils sur les précautions à observer après leur sortie.
Le Nigéria avait confirmé son premier cas importé de maladie à virus Bundibugyo le 20 octobre, après que des analyses de laboratoire eurent établi l’infection d’une femme ayant récemment séjourné en Ouganda.
La patiente et son époux, également citoyen suisse et asymptomatique, ont été évacués vers la Suisse lundi, selon le ministre coordinateur de la Santé et de la Protection sociale, Muhammad Pate. L’évacuation a eu lieu tôt dans la matinée, après autorisation du ministre.
Le 23 octobre, M. Pate avait indiqué que l’analyse génomique révélait une étroite parenté entre le virus détecté chez la patiente nigériane et celui identifié chez le cas index au Kenya.
Au Kenya, 98 personnes contacts restent en quarantaine, selon l’OMS. Les 20 personnes libérées lundi sont restées asymptomatiques durant toute la période de surveillance.
« Nous demandons aux communautés de leur réserver un accueil chaleureux à leur retour chez elles », a déclaré le directeur général de la Santé au Kenya, Patrick Amoth, soulignant qu’après 21 jours sans symptômes, ces personnes ne présentaient aucun risque de transmission.
À la suite de la confirmation du premier cas d’Ebola au Kenya, le 6 octobre 2026, le ministère de la Santé a lancé une vaste opération de recherche des contacts afin d’identifier toutes les personnes susceptibles d’avoir été exposées au virus.
Au 22 octobre, les 135 personnes contacts avaient été identifiées au Kenya et à l’étranger, puis placées en quarantaine. Au 26 octobre, huit d’entre elles avaient développé des symptômes et obtenu des résultats positifs aux analyses de laboratoire.
Ces huit personnes se trouvaient déjà en quarantaine au moment de la confirmation de leur infection. Elles ont été immédiatement transférées au centre de traitement d’Ebola de Nairobi.
Au total, le Kenya a enregistré neuf cas confirmés et deux décès. Les neuf cas appartiennent à une même chaîne de transmission, sans indication d’une propagation du virus au sein de la communauté.
La représentante de l’OMS au Kenya, Neema Rusibamayila Kimambo, a salué les efforts du ministère de la Santé, de l’Institut national de santé publique et des équipes sanitaires nationales et locales pour leur réaction rapide face aux nouveaux cas.
Il n’existe actuellement ni vaccin homologué ni traitement spécifique contre la maladie à virus Bundibugyo. Toutefois, le dépistage précoce et la prise en charge symptomatique améliorent les chances de guérison.
L’OMS déconseille les restrictions aux déplacements et préconise des mesures de santé publique fondées sur des données probantes, notamment le dépistage aux points d’entrée et de sortie du territoire, la surveillance sanitaire et la recherche des contacts.
GIK/lb/te/Sf/APA





