Le Parlement égyptien a officiellement approuvé, lundi 26 octobre, la demande du président Abdel Fattah Al-Sissi d’autoriser l’envoi de forces militaires en Arabie saoudite en cas de besoin.
Initialement prévu le 18 octobre, le vote avait d’abord été prolongé de trois jours, avant d’être reporté au 26 octobre,
Le lundi 19 octobre, afin de permettre aux députés de poursuivre les débats. Assem Al-Gazzar, vice-président de la Chambre, a expliqué que « près de 500 députés avaient demandé à prendre la parole au sujet de la demande d’autorisation ».
Cette démarche fait suite à la convocation par le président Abdel Fattah Al-Sissi d’une session extraordinaire du Parlement pour approuver ou non l’envoi de troupes égyptiennes en Arabie saoudite.
La décision a été précédée par la réunion du Conseil de défense nationale, présidée par Al-Sissi au palais d’Al-Ittihadiya, dimanche 18 octobre, au cours de laquelle le Conseil a décidé à l’unanimité d’apporter un « soutien total » à l’Arabie saoudite.
Aux termes de l’article 152 de la Constitution égyptienne de 2014, l’envoi des forces armées dans une mission de combat à l’étranger est soumis à l’avis préalable du Conseil de défense nationale et à l’approbation de la Chambre des représentants à la majorité des deux tiers de ses membres.
L’Arabie saoudite fait face depuis plusieurs semaines à des attaques répétées attribuées aux rebelles houthis du Yémen.
Ces offensives ont perturbé les exportations de pétrole brut saoudien et visé des infrastructures stratégiques, notamment des installations du groupe pétrolier Aramco et l’aéroport de Riyad. L’attaque contre l’aéroport aurait fait 13 morts.
AK/APA




