Le président de l’Association des industriels du Nigéria (MAN), Ifeanyi Okoye, a annoncé que le prochain sommet de l’organisation consacré à l’énergie examinerait des solutions d’approvisionnement abordables, des options de financement et des technologies économes en énergie afin de réduire les coûts d’exploitation des industriels.
Lors d’une conférence de presse tenue lundi à Lagos, en prélude au Sommet 2026 sur la sécurité énergétique et l’efficacité énergétique des industriels, Ifeanyi Okoye a précisé que cette rencontre de deux jours débuterait le 3 novembre. Elle aura pour thème : « Des solutions énergétiques innovantes pour une industrie manufacturière intelligente et compétitive en matière de coûts, grâce à des financements structurés ».
Il a expliqué que le sommet porterait notamment sur la réduction des coûts énergétiques de l’industrie, l’amélioration de l’accès au gaz à des prix abordables, la promotion de l’efficacité énergétique et la mobilisation de financements pour des solutions énergétiques alternatives.
Selon lui, les tarifs élevés de l’électricité, l’irrégularité de l’approvisionnement et la dépendance à des sources d’énergie alternatives coûteuses continuent de peser sur la productivité industrielle et la compétitivité des fabricants nigérians.
Les dépenses énergétiques absorbent une part importante des ressources des industriels, limitant leur capacité à accroître leur production, à investir dans les technologies et à rivaliser efficacement avec leurs homologues d’autres pays africains, a-t-il ajouté.
D’après Ifeanyi Okoye, l’initiative examinera également les moyens de renforcer les infrastructures énergétiques, de diversifier les sources d’approvisionnement de l’industrie et de développer les partenariats public-privé en faveur d’une production manufacturière durable.
Dans son rapport, l’association indique que les industriels nigérians ont dépensé environ 1 350 milliards de nairas en 2025 pour produire leur propre énergie, contre 1 110 milliards en 2024.
Selon ce document, ces dépenses illustrent le poids financier supporté par les usines contraintes de compléter une alimentation électrique instable du réseau national par d’autres sources d’énergie.
GIK/lb/Sf/APA





