Le Mozambique a lancé les travaux de modernisation du poste-frontière de Ressano Garcia, principal point de passage terrestre avec l’Afrique du Sud, avec un investissement de 980 millions de meticais (15,2 millions de dollars), afin de fluidifier les échanges commerciaux et de réduire les délais de transit des marchandises.
Le ministère mozambicain des Transports et de la Logistique a annoncé jeudi le démarrage du chantier, qui prévoit la réhabilitation et l’extension des installations existantes, la construction de six voies de circulation et la numérisation des procédures douanières et d’immigration.
Cette modernisation vise à accélérer le passage des personnes et des marchandises grâce à un système de guichet unique permettant de coordonner les contrôles frontaliers et de limiter les formalités répétitives.
Selon les autorités, le temps de transit des camions transportant des minerais, actuellement estimé entre 45 minutes et une heure, devrait être ramené à environ cinq minutes. Pour les marchandises générales, l’objectif est de limiter l’attente à 30 minutes au maximum, selon la nature du chargement et les contrôles requis.
Le projet prévoit également l’intégration des systèmes d’information des services frontaliers et l’automatisation de certaines opérations. Ces mesures devraient améliorer le partage des données, renforcer la traçabilité des marchandises et réduire les coûts logistiques.
Situé en face de la ville sud-africaine de Komatipoort, le poste de Ressano Garcia constitue un maillon essentiel du corridor de développement de Maputo, qui relie les zones industrielles sud-africaines au port mozambicain de Maputo.
Cet axe stratégique assure notamment le transport de minerais, de produits agricoles et de biens manufacturés entre les deux pays et vers d’autres marchés d’Afrique australe.
Le poste-frontière est exploité dans le cadre d’une concession détenue par Gestão de Terminais e Serviços Aduaneiros, chargée du financement de l’investissement, tandis que les prérogatives relevant de la souveraineté nationale restent du ressort de l’État mozambicain.
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