Un vaccin contre Ebola a induit une réponse immunitaire importante et présenté une tolérance jugée acceptable chez des personnes vivant avec le VIH, selon une étude menée notamment au Burkina Faso et publiée dans la revue scientifique The Lancet HIV.
L’étude a porté sur 251 adolescents et adultes vivant avec le VIH, dont 152 au Burkina Faso. Elle a été conduite par l’Institut de recherche en sciences de la santé (IRSS-URCN), en collaboration avec le Centre Muraz de Bobo-Dioulasso, ainsi qu’avec des équipes de recherche au Sénégal et au Canada.
Selon les résultats, les participants ayant reçu le vaccin ont développé, après une seule dose, une réponse en anticorps nettement supérieure à celle observée dans le groupe placebo.
Les chercheurs ont également relevé une persistance de la réponse immunitaire jusqu’à 12 mois après la première injection. Chez une partie des participants, l’administration d’une deuxième dose a permis de renforcer cette réponse à court terme.
Les effets indésirables rapportés étaient généralement légers à modérés et de courte durée. Les plus fréquents étaient la douleur au point d’injection, les maux de tête et la fatigue.
Ces résultats contribuent à documenter la sécurité du vaccin et son effet sur la réponse immunitaire chez les personnes vivant avec le VIH, dont l’infection est contrôlée par un traitement antirétroviral.
Les auteurs soulignent toutefois que l’étude porte principalement sur la réponse immunitaire et la tolérance du vaccin. Elle ne permet pas, à elle seule, d’établir son efficacité clinique contre Ebola dans cette population. Des recherches complémentaires restent nécessaires pour préciser son potentiel de protection.
HO/te/APA





