Des affrontements entre les communautés oromo et somalie ont fait plusieurs morts dans la ville frontalière de Moyale, dans le sud de l’Éthiopie, tandis que les violences ont provoqué la fuite de centaines de personnes vers le Kenya, ont rapporté jeudi plusieurs sources locales.
Les combats se concentrent dans la zone de Borana, en région d’Oromia. Ils auraient été déclenchés par un différend autour du hissage du drapeau de la région Somali, avant de s’intensifier après le meurtre d’une adolescente de 13 ans, Diqqoo Jaataan Aagga, le 18 octobre.
Les violences ont notamment touché la localité de Jamuq, où des bâtiments auraient été incendiés et des biens appartenant à des civils pillés. Elles se sont ensuite étendues à plusieurs localités du sud de l’Oromia, dont Malab, Chamuk, Bole, Kebele 01 et Waqo Dogo, selon des témoignages recueillis par APA.
Des habitants font état d’échanges nourris de tirs et d’affrontements impliquant les forces de sécurité des régions d’Oromia et de Somali. Des rumeurs non vérifiées concernant une tentative d’assassinat contre un responsable municipal auraient également contribué à la montée des tensions.
Un responsable municipal de Moyale, du côté de l’Oromia, a affirmé que des combats avaient éclaté à plusieurs endroits dès l’aube, dénonçant des actes de provocation. Des habitants somalis ont, pour leur part, présenté le différend autour du drapeau comme l’un des principaux facteurs du conflit.
Les affrontements, qui auraient débuté vers 5h30, semblaient s’atténuer aux alentours de midi, mais se poursuivaient encore au moment de la rédaction de cet article, selon des résidents des deux communautés.
La situation suscite des inquiétudes quant à la sécurité des populations civiles dans cette zone frontalière. La Croix-Rouge kényane et des responsables locaux ont signalé jeudi que des centaines d’Éthiopiens avaient fui vers le Kenya pour échapper aux violences.
MG/as/lb/te/Sf/APA





