La Guinée accueille depuis mardi la cinquième édition du Forum de l’investissement et du commerce Royaume-Uni/Afrique de l’Ouest et du Centre francophone (WCAF), avec une ambition qui dépasse la visibilité diplomatique : faire émerger des partenariats économiques capables de se traduire en investissements concrets.
Présidée par le Premier ministre Amadou Oury Bah, représentant le chef de l’État, Mamadi Doumbouya, la cérémonie d’ouverture du Forum de l’investissement et du commerce Royaume-Uni/WCA a réuni plus de 1 500 participants issus d’une cinquantaine de pays.
Aux côtés du chef du gouvernement figuraient le président de l’Assemblée nationale, Dr Dansa Kourouma, des membres du gouvernement, des représentants d’institutions internationales, des investisseurs et une importante délégation britannique.
L’attractivité économique à l’épreuve des résultats
En accueillant ce forum, Conakry se positionne comme un espace de dialogue entre les décideurs africains, les partenaires britanniques et les acteurs du financement international. La rencontre offre une plateforme pour explorer les opportunités commerciales, rapprocher les entreprises et favoriser l’émergence de nouveaux partenariats.
Mais dans la compétition entre économies pour attirer les capitaux, la tenue d’un forum international ne constitue qu’une première étape. Pour la Guinée, l’enjeu réside dans sa capacité à transformer les contacts noués en projets financés, en activités productives et en emplois. La concrétisation de ces ambitions dépendra notamment de la qualité des projets présentés, de la confiance des investisseurs et du suivi des engagements pris.
Le partenariat économique comme levier de diversification
La présence d’une importante délégation britannique donne également à cette édition une dimension particulière dans la recherche de passerelles commerciales entre les économies anglophones et francophones. Les échanges entre gouvernements, institutions financières et opérateurs privés peuvent contribuer à identifier des secteurs porteurs et à faciliter l’accès des entreprises aux réseaux d’affaires internationaux.
Toutefois, les résultats devront être appréciés à l’aune d’indicateurs tangibles : volume des investissements effectivement mobilisés, accords commerciaux exécutés, projets lancés et retombées pour les économies concernées. À ce stade, aucun montant d’investissement ni bilan d’accords conclus n’est précisé dans les informations communiquées sur l’ouverture.
Un test de crédibilité pour Conakry
La cinquième édition du WCAF place ainsi la Guinée devant un enjeu de continuité : maintenir l’intérêt suscité auprès des partenaires internationaux au-delà des cérémonies et des rencontres officielles.
Pour Conakry, la réussite du forum ne se mesurera donc pas uniquement au nombre de participants ou à la diversité des délégations présentes, mais à la capacité des autorités et des acteurs économiques à donner une suite opérationnelle aux discussions.
L’ouverture présidée par Amadou Oury Bah donne le coup d’envoi de cette séquence diplomatique et commerciale. Le véritable enjeu reste désormais la traduction de cette mobilisation internationale en opportunités économiques durables pour la Guinée et l’ensemble des pays participants.
TE/Sf/APA





