Le département d’État américain a appelé ses ressortissants à reconsidérer tout déplacement au Kenya, en raison de risques liés à la santé, à la criminalité, aux enlèvements, au terrorisme, aux troubles sociaux et à la sécurité routière.
« Reconsidérez tout voyage au Kenya en raison des risques liés à la santé, à la criminalité, aux enlèvements, au terrorisme, aux troubles sociaux et à la sécurité routière. Certaines zones présentent un risque accru », a indiqué lundi le département d’État dans un communiqué.
Cette mise en garde intervient alors que le Kenya a confirmé un huitième cas d’Ebola lié à une chaîne de contamination impliquant un ressortissant kényan infecté en République démocratique du Congo (RDC), décédé le 6 octobre.
Les autorités sanitaires kényanes ont annoncé lundi ce nouveau cas après le test positif d’un accompagnateur de patient âgé de 49 ans.
Les six autres cas détectés sont placés en isolement. Le ministère kényan de la Santé a toutefois indiqué qu’aucun élément ne permettait, à ce stade, de conclure à une transmission communautaire. Le risque pour la population générale demeure faible, selon les autorités sanitaires.
Durant le week-end, la direction générale de la Santé avait indiqué que 128 des 130 personnes ayant été en contact avec le patient initial avaient été retrouvées et placées en quarantaine.
Le virus Ebola se transmet par contact direct avec le sang ou les fluides corporels d’une personne infectée ou décédée de la maladie, ainsi que par l’intermédiaire d’objets contaminés.
Les premiers symptômes de la souche Bundibugyo peuvent ressembler à ceux du paludisme ou d’autres maladies courantes. Ils comprennent notamment la fièvre, la fatigue, les douleurs musculaires ou articulaires, les maux de tête et les douleurs à la gorge.
À un stade avancé, la maladie peut provoquer des vomissements, des diarrhées ainsi que des atteintes aux fonctions rénale et hépatique.
Contrairement aux idées reçues, les hémorragies ne constituent pas un symptôme systématique de la maladie à virus Ebola. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), elles restent relativement rares et surviennent généralement à un stade avancé de l’infection.
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