Le Premier ministre burkinabè, Jean Emmanuel Ouédraogo, a appelé mardi les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) à développer des solutions endogènes dans l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation, afin de répondre aux besoins de leurs populations et de réduire la dépendance aux modèles étrangers.
« L’envahisseur est parti, mais dans bien des domaines, c’est malheureusement nous-mêmes qui prolongeons sa présence. Il nous revient de prendre conscience pour apporter des solutions endogènes à nos difficultés », a déclaré le chef du gouvernement burkinabé, lors d’une audience avec les ministres chargés de l’enseignement supérieur du Burkina Faso, du Mali, du Niger et du Togo.
La rencontre s’est tenue en marge de la deuxième Conférence des responsables des institutions d’enseignement supérieur et de recherche de l’AES, organisée les 13 et 14 octobre à Ouagadougou.
Les travaux portent sur l’harmonisation et l’endogénéisation des systèmes d’enseignement supérieur, de recherche et d’innovation, avec pour objectif de former des ressources humaines qualifiées et de soutenir le développement des pays de la Confédération.
Jean Emmanuel Ouédraogo a exhorté les participants à adapter les formations aux réalités locales et aux besoins des populations. Il a également salué la participation du Togo, invité à cette rencontre, estimant que le savoir ne devait pas être enfermé dans des frontières.
Le ministre nigérien de l’Enseignement supérieur, Mamadou Saidou, a indiqué que cette deuxième édition s’inscrivait dans la continuité des engagements pris lors de la première conférence, organisée à Bamako en juin 2025.
Son homologue togolais, Gado Tchangbedji, a, pour sa part, salué une initiative conforme à la vision de son pays en matière d’intégration régionale et de développement commun.
Le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont créé la Confédération des États du Sahel (AES) pour renforcer leur coopération, notamment dans les domaines politique, économique et sécuritaire.
HO/te/Sf/APA





