La Confédération africaine de football (CAF) a appelé à consolider les performances des sélections africaines à la Coupe du monde 2026 en vue de l’édition 2030, à l’issue de sa Conférence stratégique organisée pendant trois jours à Santa Maria, sur l’île de Sal, au Cabo Verde, a indiqué l’instance dans un communiqué.
La Conférence stratégique au Cabo Verde a réuni les présidents et responsables des 54 associations membres de la CAF, des sélectionneurs nationaux et des experts du football, sous la conduite de son président, Patrice Motsepe, en présence notamment du président de la Fédération internationale de football association (FIFA), Gianni Infantino.
Selon la CAF, le Mondial 2026 a enregistré la participation de dix sélections africaines, dont neuf ont atteint la phase à élimination directe. Le Maroc a atteint les quarts de finale, tandis que le Cabo Verde a franchi le premier tour pour sa première participation à la compétition.
Pour Patrice Motsepe, ces résultats doivent se traduire par des actions concrètes. « Nous sommes jugés sur nos résultats », a-t-il déclaré, réaffirmant l’ambition de voir une sélection africaine remporter un jour la Coupe du monde.
La CAF a précisé que les échanges ont porté sur les investissements, la formation des entraîneurs, le développement des jeunes, la gouvernance et le renforcement des partenariats commerciaux et audiovisuels. L’objectif est notamment d’améliorer la compétitivité des sélections et de favoriser l’autonomie financière des associations membres.
Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a salué les progrès réalisés par les équipes africaines et appelé à poursuivre les investissements dans les infrastructures et la formation. « La route vers 2030 commence maintenant », a-t-il affirmé.
Sur le plan technique, Arsène Wenger, directeur du développement du football mondial à la FIFA, a mis en avant les progrès de l’organisation collective et de la discipline tactique des équipes africaines. Il a toutefois relevé des marges de progression dans la création d’occasions, le pressing et la gestion des fins de match.
« Nous sommes tout près, mais quelques pour cent peuvent vous coûter un match », a-t-il expliqué, soulignant l’importance des détails dans les rencontres de haut niveau.
Les sélectionneurs présents ont également partagé leurs expériences, notamment sur la préparation des équipes, les choix tactiques et la gestion des périodes internationales. Pedro Brito, dit Bubista, ancien sélectionneur du Cabo Verde, a insisté sur la nécessité de disposer de plusieurs options de jeu et de fixer des objectifs précis avant les compétitions.
La CAF a indiqué que cette conférence devait permettre de tirer les enseignements du Mondial 2026 et de définir des axes de travail pour les prochaines échéances. Le défi consiste désormais à transformer les résultats obtenus en progrès durables, afin de renforcer la présence et les ambitions du football africain à l’horizon 2030.
SS/Sf/APA





