Les forces armées égyptiennes et françaises ont lancé un exercice aérien conjoint baptisé « Amon-2026 », a annoncé dimanche le porte-parole militaire égyptien dans un communiqué.
L’exercice aérien conjoint France-Egypte, « Amon 2026 », qui se déroule sur plusieurs jours dans « un certain nombre de bases aériennes » réparties sur le territoire égyptien, mobilise plusieurs appareils de différents types, selon la même source.
Le programme comprend d’abord une série de cours théoriques destinés à harmoniser les concepts, à affiner les compétences et à coordonner la conduite d’opérations conjointes selon les différentes modalités du combat aérien.
Les chasseurs multi-rôles des deux armées effectueront par ailleurs de nombreuses sorties aériennes communes. Ces missions visent à s’entraîner à l’attaque d’objectifs ennemis et à la défense d’objectifs vitaux, « avec efficacité et compétence », précise le communiqué.
L’exercice « Amon-2026 » s’inscrit dans le plan d’entraînements conjoints des forces armées égyptiennes. Il vise à renforcer la coopération militaire avec leurs homologues des pays « frères et amis », rappelle le porte-parole militaire.
Cette manœuvre intervient dans un contexte de renforcement des liens militaires entre Le Caire et Paris. La France est un partenaire stratégique de longue date de l’Égypte, notamment dans le domaine de la défense aérienne et navale. Ces dernières années, Paris a livré au Caire plusieurs dizaines de Rafale, ainsi que des frégates et des équipements militaires de pointe.
Les exercices conjoints entre les deux pays se sont multipliés, tant dans le domaine aérien que naval, illustrant le rapprochement entre les deux capitales sur les questions de sécurité régionale, notamment en Méditerranée orientale et en mer Rouge.
Le nom « Amon » fait référence au dieu égyptien de l’air et du soleil, une appellation déjà utilisée lors de précédents exercices bilatéraux entre l’Égypte et la France. La mention « 2026 » renvoie à l’année en cours.
Les autorités égyptiennes n’ont pas précisé le nombre exact d’appareils engagés ni la durée totale de l’exercice, invoquant des raisons de sécurité opérationnelle.
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