Le Bénin a recensé 349 580 personnes sinistrées en 2026, alors que les besoins de financement pour faire face aux conséquences des intempéries et renforcer la prévention des catastrophes sont évalués à plus de 290 milliards de francs CFA, selon les autorités.
Plus de 349 580 personnes sinistrées, des besoins estimés à 290 milliards de FCFA, tels sont les chiffres présentés mardi à Porto-Novo lors d’une session de la Plateforme nationale de gestion des risques de catastrophe et d’adaptation aux changements climatiques, réunissant des membres du gouvernement béninois, des partenaires techniques et financiers ainsi que des organisations humanitaires.
Les personnes affectées sont réparties dans 52 583 ménages, 1 199 villages et 219 arrondissements, a indiqué le ministre délégué auprès du président de la République chargé de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Djibril Mama Cissé.
Les inondations, les pluies extrêmes, les épisodes de sécheresse, les vents violents, les incendies et autres aléas ont provoqué d’importants dégâts à travers le pays.
Selon le bilan présenté par le directeur général de l’Agence béninoise de protection civile (ABPC), Abdel Aziz Bio Djibril, les intempéries ont notamment entraîné des inondations, la rupture d’ouvrages de franchissement et des pertes en vies humaines par noyade.
Face à cette situation, l’ABPC estime à un peu plus de 290 milliards de francs CFA les ressources nécessaires pour répondre aux conséquences des catastrophes et financer les programmes de relèvement et de prévention.
Le gouvernement béninois appelle ainsi les partenaires et les différents acteurs concernés à renforcer leur mobilisation afin de réunir les ressources nécessaires.
Pour le ministre Djibril Mama Cissé, la gestion des risques ne doit plus être considérée uniquement sous l’angle humanitaire, mais également comme un enjeu de sécurité, d’aménagement du territoire et de développement durable.
Il a appelé à faire de la Plateforme nationale un outil d’anticipation et d’aide à la décision, notamment grâce à un meilleur partage des informations, à la coordination des secours et à la cartographie des zones vulnérables.
Les autorités souhaitent également intégrer davantage la résilience climatique dans les politiques publiques afin de limiter l’impact des catastrophes sur les populations, les infrastructures et les activités économiques.
La session a réuni notamment les ministres du Cadre de vie, chargé des Transports terrestres, Georges Alè, de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Janvier Yahouédéou, et de l’Énergie, de l’Eau et des Mines, Édouard Dahomè.
TE/Sf/APA





