Le président guinéen Mamadi Doumbouya a accordé une grâce présidentielle à Mamadou Aliou Bah, leader du Mouvement démocratique libéral (MoDeL), dans le cadre d’une mesure concernant 217 détenus, selon un décret présidentiel annoncé vendredi.
Cette décision intervient après plusieurs mois de détention de l’opposant, condamné à deux ans de prison ferme pour des faits d’« offense et diffamation » à l’encontre du chef de l’État.
Le dossier d’Aliou Bah avait également été examiné par la Cour de justice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao). En juin 2026, la juridiction communautaire avait ordonné sa libération immédiate et sans condition, estimant que certains de ses droits avaient été violés.
La décision présidentielle intervient ainsi dans un contexte marqué par des discussions sur la situation des détenus et le respect des droits et libertés publiques en Guinée.
Selon les dispositions du décret, les bénéficiaires de la grâce sont soumis à un programme d’encadrement civique et de préparation à la réinsertion socioprofessionnelle d’une durée de 45 jours.
La mesure concerne des personnes condamnées pour différentes infractions, notamment des faits de vol, d’abus de confiance, d’évasion, de trafic illicite de migrants ainsi que des infractions liées à l’outrage et à la diffamation.
La libération d’Aliou Bah intervient alors que la classe politique guinéenne reste marquée par les débats autour de la transition politique et des conditions d’exercice des activités politiques dans le pays.
TE/Sf/APA





