Le marché du travail formel en Afrique du Sud a diminué de 14 000 emplois entre mars et juin 2026, prolongeant un ralentissement plus large qui s’est traduit par la disparition de 95 000 postes au cours de l’année écoulée.
Selon les dernières données sur l’emploi publiées par Statistics South Africa (Stats SA), des pertes de postes estimées à 14 000 de mars à juin, et à 95 000 en cumul sur l’année, ont ramené l’emploi total dans le secteur formel à environ 10,4 millions de travailleurs, témoignant d’une faiblesse persistante dans plusieurs secteurs clés, malgré les efforts visant à stimuler la croissance économique.
Les secteurs les plus durement touchés au cours du trimestre ont été l’industrie manufacturière, les services aux entreprises, le commerce et les transports, qui ont tous enregistré une baisse de l’emploi.
Ces derniers chiffres alimentent les inquiétudes concernant la situation du marché du travail sud-africain, qui continue de pâtir d’une croissance économique atone, de contraintes énergétiques et d’une faible confiance des entreprises.
Le recul de l’emploi formel intervient dans un contexte marqué par l’un des taux de chômage les plus élevés au monde.
Statistics South Africa a rapporté que le taux de chômage officiel du pays avait atteint 33,6 % au deuxième trimestre 2026, avec 8,5 millions de personnes sans emploi.
La jeunesse sud-africaine reste particulièrement touchée, puisque près de la moitié des personnes âgées de 15 à 34 ans ne parviennent pas à trouver un emploi. Le taux de chômage des jeunes a ainsi atteint 47,4 % au deuxième trimestre.
Les économistes préviennent depuis longtemps que la création d’emplois durables nécessitera une croissance économique plus rapide, des niveaux d’investissement plus élevés et de meilleures performances dans les secteurs à forte intensité de main-d’œuvre, tels que l’industrie manufacturière, le commerce et les services.
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