La Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE) et la Compagnie Ivoirienne de production d’électricité (CIPREL) ont officialisé leur engagement vert en lançant un projet de reboisement d’envergure sur les berges du fleuve Bandama.
Organisé en partenariat avec le Ministère des Eaux et Forêts, le lancement du projet de reboisement sur les berges du fleuve Bandama a servi de cadre à l’engagement vert entre la CIE et la CIPREL, le jeudi 24 septembre sur le site même du projet, sous la préservation bienveillante des autorités administratives et des communautés locales.
Placée sous le thème « Ensemble pour la restauration et la protection durable des berges du Bandama », cette initiative répond à une urgence environnementale critique. Sous l’effet combiné des activités humaines régulières et des impacts inhérents à l’aménagement de la centrale hydroélectrique de Kossou, la végétation bordant le fleuve a subi une dégradation progressive.
Face à ce constat, les deux filiales du groupe Eranove ont joint leurs forces à celles de l’État ivoirien. La cérémonie officielle de lancement, marquée par une forte mobilisation institutionnelle et technique, s’est tenue en présence du sous-préfet de Kossou, Soumahoro Sahy, et du directeur central du développement durable de la CIE, Sokolo Maxime, représentant le directeur général Jean-Christian Turkson.
Le déploiement technique de cette opération se veut rigoureux et ciblé. Le projet prévoit l’aménagement d’une barrière végétale de 15 mètres de largeur étalée sur une distance linéaire de 25 kilomètres. Cette ceinture verte, qui s’étendra sur une superficie totale de 30 hectares, accueillera à terme un total de 30 000 plants.
Pour maximiser les chances de réussite de ce reboisement, le choix des services forestiers s’est porté sur deux essences spécifiques réputées pour leur robustesse et leur adaptabilité : le Teck et le Fraké.
Au-delà de la consolidation physique des berges contre l’érosion, cette action à forte valeur écologique s’inscrit pleinement dans un mécanisme de compensation des pertes de biodiversité liées aux activités de la centrale hydroélectrique locale.
L’originalité et la durabilité du projet reposent sur une forte dimension inclusive. Conscientes qu’aucune restauration ne peut s’inscrire dans le temps sans l’adhésion des populations locales, la CIE et CIPREL prévoient de mener d’intenses campagnes de sensibilisation auprès des riverains.
L’objectif consiste à faire des communautés de véritables gardiennes de cette nouvelle forêt naissante. Pour garantir la pérennité des investissements, un protocole de suivi strict et régulier a été instauré.
La surveillance et l’entretien des parcelles reboisées seront conjointement assurés sur le terrain par une équipe mixte, associant les techniciens de la Direction de l’unité hydraulique de Kossou (DUH-Kossou) et les agents du Ministère des Eaux et Forêts.
AP/Sf/APA





