Plus de 3 milliards de dollars d’investissement, 160 kilomètres de voie ferrée et un port capable d’accueillir des navires de 200 000 tonnes : le projet du Grand corridor de Guinée franchit une nouvelle étape avec sa présentation au Premier ministre Amadou Oury Bah par un consortium d’entreprises chinoises.
Piloté par SPIC et Chinalco, le consortium a présenté jeudi au chef du gouvernement les grandes lignes de ce projet d’infrastructures qui doit relier Santou à Cape Verga, à travers une liaison ferroviaire d’environ 160 kilomètres débouchant sur un port en eau profonde.
L’infrastructure portuaire est conçue pour recevoir des navires d’une capacité pouvant atteindre 200 000 tonnes, tandis que la liaison ferroviaire doit assurer l’acheminement de la production minière vers la façade maritime.
Avec une capacité d’évacuation annoncée à 77 millions de tonnes de bauxite par an, le projet se positionne comme une infrastructure majeure pour accompagner la montée en puissance des activités minières dans les zones concernées.
La présentation intervient alors que la Guinée cherche à développer ses infrastructures de transport et de logistique afin d’accompagner l’exploitation de ses importantes réserves minières.
Le Grand corridor de Guinée associe ainsi, dans un même dispositif, mine, rail et port, avec l’ambition de créer une chaîne logistique intégrée entre les zones de production et les marchés d’exportation.
Au cours de l’audience, les représentants chinois ont détaillé les différentes composantes techniques et financières du projet devant le Premier ministre, ouvrant une nouvelle séquence dans les discussions entre les autorités guinéennes et le consortium.
TE/APA





