Le ministère tchadien de la Justice et le Syndicat national du personnel des greffes (SYNAPGREF) ont renoué le dialogue jeudi, au lendemain du déclenchement d’une grève sèche d’une semaine par les greffiers pour réclamer la revalorisation de leurs indemnités et l’octroi d’une prime annuelle de rendement.
La ministre de la Justice, chargée des Droits humains, Ndolenodji Alixe Naïmbaye, a reçu en audience les représentants du SYNAPGREF, en présence du secrétaire général et de plusieurs responsables de son département, au lendemain du déclenchement de leur grève d’une semaine.
La rencontre a permis à la délégation syndicale d’exposer les motifs de son mouvement, décidé le 16 septembre lors d’une assemblée générale extraordinaire tenue à la Cour d’appel de N’Djaména.
Les greffiers dénoncent notamment l’absence d’avancée sur deux projets de décrets portant sur la revalorisation de leurs indemnités et l’instauration d’une prime annuelle de rendement. Selon le syndicat, ces textes restent en attente de l’examen d’une commission interministérielle.
Face à cette situation, l’assemblée générale avait décidé d’une grève sèche du 17 au 23 septembre 2026.
Lors des échanges, la ministre a salué la patience manifestée par les greffiers, notamment après la suspension de leur précédent mouvement en avril. Elle a ensuite présenté l’état d’avancement des différentes revendications portées par le syndicat.
Les discussions ont fait ressortir, selon les deux parties, un déficit de communication davantage qu’un blocage de fond sur les revendications. D’autres questions relatives au fonctionnement de l’appareil judiciaire ont également été évoquées.
À l’issue de la rencontre, la ministre a invité les greffiers à lever leur mot d’ordre afin de préserver la continuité du service public de la justice.
Le SYNAPGREF doit tenir une assemblée générale extraordinaire le 24 septembre prochain pour évaluer la situation et décider des suites à donner à son mouvement.
CA/te/Sf/APA





