L’Égypte veut renforcer son rôle dans les mécanismes africains de stabilisation à travers une initiative continentale d’un mois, du 1er au 30 novembre 2026. Malgré les ambitions affichées, le défi reste considérable notamment la transformation des engagements politiques en financements et les réalisations dans des pays confrontés à des crises sécuritaires persistantes.
Le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi a annoncé, dimanche 1er novembre, le lancement de la sixième édition de la célébration continentale consacrée à la reconstruction et au développement post-conflit en Afrique.
L’initiative, organisée sous le thème «Vingt ans de construction et de pérennisation de la paix : de la politique à la mise en œuvre», se déroulera pour la première fois sur un mois entier, du 1er au 30 novembre 2026.
En sa qualité de champion de l’Union africaine pour la reconstruction et le développement post-conflit, Al-Sissi entend faire de cette échéance un instrument de mobilisation continentale. Le président égyptien considère que la reconstruction ne peut être réduite à une intervention humanitaire ou à un programme de relance économique. Elle constitue, selon lui, une composante essentielle de l’architecture africaine de paix et de sécurité.
Cette initiative coïncide avec le vingtième anniversaire de l’adoption de la politique de l’Union africaine sur la reconstruction post-conflit, à quelques mois du vingt-cinquième anniversaire de l’organisation continentale, prévu en 2027. Le Caire souhaite profiter de ces commémorations pour dresser un bilan des réalisations, identifier les insuffisances et accélérer la mise en œuvre des engagements africains.
L’enjeu financier demeure toutefois majeur. Al-Sissi a appelé à augmenter les ressources consacrées aux programmes de reconstruction et à privilégier les projets capables de produire des résultats rapides sur les conditions de vie des populations. Il a également salué le travail de la Commission de l’Union africaine et du Centre africain pour la reconstruction et le développement post-conflit, basé au Caire, notamment dans le renforcement des capacités institutionnelles.
L’Égypte prévoit également de prolonger cette mobilisation à travers la sixième édition du Forum d’Assouan pour la paix et le développement durables, programmée à la fin du mois de novembre. Cette rencontre doit servir de plateforme de dialogue sur les liens entre sécurité, stabilité et développement, avec une attention particulière portée aux besoins des sociétés sortant de conflits.
Le président égyptien a enfin insisté sur l’implication des populations, des jeunes, des femmes et du secteur privé dans les stratégies de reconstruction. Il considère notamment les entreprises comme des acteurs indispensables à la relance productive, à la création d’emplois et au financement des infrastructures.
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