Face aux divisions politiques persistantes, les dirigeants libyens plaident pour la protection des institutions de l’État contre les rivalités de pouvoir et les ingérences politiques, tout en relançant les perspectives d’un règlement national et électoral.
Le président du Conseil présidentiel libyen, Mohamed Menfi, et le président du Haut Conseil d’État, Mohamed Takala, ont appelé, dimanche à Tripoli, à préserver l’unité et l’indépendance des institutions souveraines du pays.
Lors d’une rencontre au siège du Conseil présidentiel, les deux responsables ont insisté sur le respect des compétences et des prérogatives légalement établies de chaque institution, mettant en garde contre les chevauchements décisionnels et l’instrumentalisation des structures étatiques dans les conflits politiques.
Selon le bureau de presse du Conseil présidentiel, les discussions ont porté sur les derniers développements politiques et les principales questions nationales. Les deux responsables ont notamment souligné la nécessité de maintenir les institutions publiques à l’écart des rivalités entre les différents centres de pouvoir, dans un contexte marqué par la fragmentation des autorités et la persistance des divergences sur la conduite de la transition politique.
Une attention particulière a été accordée à l’indépendance du pouvoir judiciaire. Menfi et Takala ont estimé que la justice devait être protégée de toute ingérence extérieure et de toute alliance politique susceptible de compromettre son fonctionnement. Ils ont présenté cette indépendance comme une condition fondamentale de la stabilité institutionnelle, du respect de l’État de droit et de la garantie des droits et libertés des citoyens.
Les échanges ont également porté sur les moyens de réunir les conditions nécessaires à la reprise du processus politique. Les deux responsables ont évoqué la perspective d’un règlement national global susceptible de sortir le pays de l’impasse institutionnelle et de créer un cadre propice à l’organisation d’élections.
Toutefois, les divergences persistantes entre les acteurs politiques et institutionnels continuent de compliquer la mise en place d’un processus consensuel.
Par ailleurs, Mohamed Menfi a informé son interlocuteur des résultats de sa visite officielle en Russie, effectuée la semaine précédente. Ses entretiens avec le président russe Vladimir Poutine ont notamment porté sur le soutien au processus politique libyen et le renforcement des relations bilatérales.
MK/AK/Sf/APA





