Les États-Unis ont réaffirmé leur soutien à une solution politique durable au Sahara dans le cadre des Nations unies, tout en estimant qu’une implication constructive de l’Algérie demeure indispensable au processus de règlement.
Le conseiller principal du président américain pour les affaires arabes et africaines, Massad Boulos, a réitéré cette position à l’issue d’entretiens avec la secrétaire générale adjointe des Nations unies, Rosemary DiCarlo. Les discussions ont porté sur le Sahara occidental, mais aussi sur les crises en Libye et au Soudan, illustrant la coordination entre Washington et l’ONU sur plusieurs dossiers régionaux.
Dans un message publié sur X, Massad Boulos a appelé à « progresser vers une résolution durable et mutuellement acceptable » du conflit, conformément à la résolution 2797 du Conseil de sécurité. Cette prise de position intervient alors que le mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara (MINURSO) doit être renouvelé avant son échéance du 31 octobre.
La déclaration américaine s’inscrit dans la continuité de la politique engagée depuis décembre 2020, lorsque les États-Unis ont reconnu la souveraineté du Maroc sur le Sahara et présenté le plan d’autonomie proposé par Rabat comme une base pour une solution « juste, durable et mutuellement acceptable ». Le Maroc considère cette initiative comme la voie la plus crédible vers un règlement définitif du différend, tandis que Washington affirme poursuivre son soutien aux efforts conduits sous l’égide des Nations unies.
Deux jours après ces échanges à New York, Massad Boulos s’est rendu en Algérie, où il a été reçu par le président Abdelmadjid Tebboune, le ministre des Affaires étrangères Ahmed Attaf et plusieurs responsables gouvernementaux, dont le Premier ministre et les dirigeants de Sonatrach.
Cette visite intervient dans un contexte de renforcement des relations entre Washington et Alger, marqué par des discussions sur la coopération énergétique, les investissements et les questions de sécurité régionale. Les échanges ont également porté sur les conflits en Libye et au Soudan, dossiers sur lesquels les deux pays entretiennent un dialogue régulier.
Au-delà des aspects économiques, Washington a insisté sur le rôle que peut jouer l’Algérie dans le processus politique relatif au Sahara occidental. Selon Massad Boulos, il est « difficile d’imaginer une solution durable » sans une participation constructive d’Alger aux efforts menés par les Nations unies.
La séquence diplomatique intervient à quelques semaines de l’examen annuel du dossier par le Conseil de sécurité, qui devra décider du renouvellement du mandat de la MINURSO. La résolution 2797, adoptée en octobre 2025, appelle les parties à poursuivre les négociations dans le cadre du processus onusien.
Au cours de son déplacement, Massad Boulos a également présenté les condoléances des États-Unis aux autorités algériennes après les récents incendies de forêt ayant touché plusieurs régions du pays, un geste venu compléter une visite centrée sur les enjeux diplomatiques, sécuritaires et énergétiques en Afrique du Nord.
MK/AK/APA





