L’Ouganda a de nouveau repoussé le démarrage de sa production pétrolière commerciale, désormais attendu d’ici fin juin 2027, a rapporté APA mardi.
Le report de la production pétrolière commerciale en Ouganda a été annoncé par Maximus Ochai, président de la commission parlementaire permanente des Finances, citant le ministre des Finances Henry Musasizi ainsi que des responsables de l’Autorité pétrolière de l’Ouganda (PAU) et de la Compagnie pétrolière nationale ougandaise (UNOC).
Selon M. Ochai, l’oléoduc d’Afrique de l’Est (EACOP), long de 1 443 kilomètres, devrait être prêt à recevoir du pétrole brut à la mi-décembre 2026. La production commerciale devrait ensuite démarrer avant la fin juin 2027.
Cette nouvelle échéance intervient quelques mois seulement après les assurances répétées du gouvernement sur un démarrage en 2026. En mars dernier, la PAU avait indiqué à la commission parlementaire des comptes publics que la première production était attendue d’ici fin juillet 2026.
À cette période, l’EACOP était annoncé comme achevé à 81 %, tandis que les projets de Tilenga et Kingfisher affichaient respectivement des taux d’avancement de 67 % et 77 %.
Le calendrier pétrolier ougandais a connu plusieurs reports depuis la découverte de gisements commercialement exploitables dans le bassin de l’Albertine. Initialement prévue autour de 2018, la production avait ensuite été repoussée à 2020, puis à 2025, en raison notamment de retards dans les négociations, les plans de développement et la construction des infrastructures nécessaires.
Le gouvernement et ses partenaires pétroliers ont finalement annoncé la décision finale d’investissement (FID) en février 2022.
En mai 2025, la ministre de l’Énergie, Ruth Nankabirwa, avait repoussé l’objectif à juin 2026, après l’abandon d’une précédente échéance fixée à 2025. En octobre 2023, elle avait pourtant assuré devant le Parlement que le pays était « en bonne voie » pour produire son premier baril avant la fin de 2025.
Cette nouvelle annonce a suscité des demandes de clarification au Parlement. Le député Patrick Oshabe Nsamba a notamment appelé le gouvernement à communiquer une date précise de démarrage, estimant que les Ougandais ne devraient pas se contenter d’échéances générales liées aux exercices budgétaires.
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