La Libye a démenti tout accord visant l’utilisation de la base de Misrata, alors que des informations concernant les installations militaires libyennes font régulièrement l’objet de spéculations dans un environnement régional instable.
Le ministère libyen de la Défense du gouvernement d’unité nationale (GUN) libyen a démenti samedi l’existence d’un accord permettant l’utilisation de la base militaire de Misrata pour mener des opérations en dehors du cadre de la souveraineté libyenne.
Le ministère affirme qu’aucun accord, arrangement ou coordination ne permettrait à une partie étrangère d’utiliser la base de Misrata pour mener des opérations qui ne relèvent pas de la souveraineté libyenne.
Cette mise au point intervient alors que la Libye reste soumise à des pressions géopolitiques multiples. Le territoire libyen dispose de plusieurs installations militaires stratégiques susceptibles d’intéresser les acteurs régionaux et internationaux.
Misrata occupe une place particulière dans cet environnement. La ville constitue un centre économique et militaire important de l’ouest libyen et dispose d’infrastructures susceptibles de jouer un rôle dans les équilibres sécuritaires du pays.
Le gouvernement d’unité nationale cherche ainsi à rappeler que l’utilisation des infrastructures militaires nationales reste soumise aux décisions des autorités libyennes.
La question revêt une importance particulière pour la souveraineté de l’Etat. La présence ou l’utilisation d’infrastructures militaires par des acteurs étrangers demeure l’un des sujets les plus sensibles du dossier libyen.
Le démenti vise donc à couper court aux informations faisant état d’accords susceptibles de modifier les équilibres militaires dans le pays.
Cette clarification intervient aussi alors que plusieurs acteurs libyens cherchent à renforcer la coordination entre les institutions militaires de l’Est et de l’Ouest. Des réunions récentes ont porté sur la coopération entre les différentes composantes militaires et sur les moyens de soutenir l’unification de l’institution militaire.
La question de la souveraineté reste ainsi au cœur du processus de stabilisation libyen. Le contrôle des infrastructures militaires constitue l’un des éléments les plus visibles de cette souveraineté.
Tripoli entend donc maintenir une position ferme sur l’utilisation des bases libyennes et éviter que des informations non confirmées ne contribuent à alimenter les tensions internes ou les rivalités extérieures autour du territoire libyen.
MK/AK/Sf/APA





