La Société financière internationale a dévoilé les conditions d’un mécanisme déjà signé avec Crédit du Maroc, prévoyant une garantie maximale de 125 millions de dirhams, environ 11,5 millions d’euros, pour soutenir le financement des agriculteurs et des PME agricoles.
La garantie dévoilée par la SFI, à hauteur de 11,5 millions d’euros, doit couvrir jusqu’à la moitié du risque sur un portefeuille de prêts pouvant atteindre 250 millions de dirhams, soit environ 22,9 millions d’euros. Le partage des pertes éventuelles doit permettre à la banque d’accorder davantage de crédits à des entreprises que leur taille, leur localisation rurale ou la volatilité de leurs revenus rendent parfois difficiles à financer.
Le dispositif cible les exploitants, les petites et moyennes entreprises agricoles ainsi que les opérateurs implantés dans les zones rurales. Une coopération avec des entreprises de technologie agricole est également envisagée pour améliorer l’évaluation des besoins, la productivité et la résilience des chaînes d’approvisionnement.
La garantie ne constitue pas un versement direct de 125 millions de dirhams aux bénéficiaires. Elle intervient en couverture d’une partie du risque pris par la banque, à mesure que les prêts éligibles sont accordés. Le volume effectivement mobilisé dépendra donc du nombre de dossiers approuvés et de la capacité des entreprises à respecter les critères de crédit.
Une assistance technique doit parallèlement renforcer les compétences de Crédit du Maroc dans le financement agricole. L’agriculture est particulièrement exposée aux sécheresses, aux variations de prix et aux difficultés de trésorerie saisonnières, ce qui impose des méthodes d’analyse différentes de celles appliquées aux entreprises disposant de revenus réguliers.
Les informations rendues publiques ne précisent pas la date de signature de l’accord, le taux des prêts, leur durée, la répartition régionale du portefeuille ni les objectifs chiffrés en matière d’emploi. L’impact devra être évalué à partir des financements réellement décaissés, de leur accessibilité aux petites exploitations et des investissements productifs réalisés.
MK/AK/Sf/APA





