Le Conseil social de Tripoli a imputé aux autorités la dégradation des conditions de vie dans la capitale et appelé à des mesures urgentes contre les pénuries de liquidités, la hausse des prix et les interruptions des services publics.
Le conseil social libyen a alerté sur les difficultés d’accès aux espèces, les coupures répétées d’électricité et d’eau, ainsi que la détérioration de plusieurs prestations essentielles. Ces appréciations constituent celles d’une structure locale et ne reposent pas, dans les éléments publiés, sur un bilan statistique national.
L’organisation demande que les besoins quotidiens de la population soient soustraits aux rivalités politiques. Elle réclame également davantage de transparence dans les dépenses publiques, l’arrêt du gaspillage des ressources, et des enquêtes sur les soupçons de corruption.
Le conseil a apporté son soutien aux manifestations pacifiques et ordonnées, tout en appelant à protéger les institutions et les biens publics. Cette position vise à canaliser le mécontentement sans encourager des affrontements susceptibles d’aggraver l’instabilité de la capitale.
Les difficultés décrites s’inscrivent dans une économie disposant de revenus pétroliers importants, mais confrontée à des institutions divisées, à des circuits budgétaires concurrents et à un réseau d’infrastructures vieillissant. L’amélioration de la production pétrolière ne se traduit pas automatiquement par des services plus réguliers.
Aucun programme gouvernemental, calendrier de rétablissement des services ou mécanisme de contrôle des dépenses n’a accompagné la déclaration. L’avertissement traduit une pression sociale croissante, mais ses conséquences dépendront de la réponse concrète des autorités et de l’évolution des rassemblements.
MK/AK/Sf/APA





