Les réserves internationales nettes de l’Égypte ont atteint 57,214 milliards de dollars à la fin d’août, environ 49,2 milliards d’euros, poursuivant leur progression malgré les besoins élevés de financement extérieur.
Le stock des réserves internationales de l’Egypte a augmenté de 920 millions de dollars depuis juillet, soit près de 792 millions d’euros. La Banque centrale comptabilise ainsi un quarante-septième mois consécutif de hausse et un dixième mois au-dessus du seuil de 50 milliards de dollars.
Les réserves sont constituées de devises étrangères et d’or. Elles servent notamment à financer les importations, à honorer le service de la dette extérieure et à limiter les chocs sur le marché des changes.
La progression est soutenue par plusieurs sources de devises, dont les transferts des Égyptiens expatriés et les recettes touristiques. Le pays a accueilli un nombre record de 19,3 millions de visiteurs au cours de l’exercice 2025-2026, tandis que les transferts auraient atteint 47,3 milliards de dollars.
Les recettes du canal de Suez ont remonté de 23 % sur un an, à 4,67 milliards de dollars pour l’exercice, mais restent très inférieures aux 10,3 milliards engrangés en 2023. L’insécurité en mer Rouge continue ainsi de peser sur une source importante de devises.
Le niveau record des réserves améliore la capacité de l’État à absorber les paiements extérieurs. Il ne mesure toutefois pas à lui seul la solidité de la position financière : l’évolution de la dette, les échéances de remboursement, les investissements étrangers et la facture des importations demeurent déterminants.
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