Des combattants originaires de Colombie et du Zimbabwe auraient été tués par les forces ukrainiennes alors qu’ils combattaient au sein d’unités russes sur le front de Lyman, dans l’est de l’Ukraine.
La 66e brigade mécanisée autonome ukrainienne a annoncé mercredi que son 3e bataillon mécanisé « Fireflies » et le bataillon d’infanterie motorisée « Siverska Sich » avaient éliminé plusieurs combattants étrangers lors d’opérations dans cette zone.
Selon la brigade, les ressortissants étrangers représenteraient désormais près de 30 % des effectifs de certaines unités russes récemment déployées dans son secteur, avec une forte présence de recrues venues notamment d’Afrique et d’Amérique latine.
Les autorités ukrainiennes affirment que certains de ces combattants auraient été recrutés à travers de fausses promesses d’emploi ou contraints de rejoindre l’armée russe. Elles soutiennent également que nombre d’entre eux reçoivent une formation limitée avant d’être envoyés au front.
Le porte-parole de la brigade, Vasyl Denysiuk, a indiqué que la présence de combattants étrangers était devenue de plus en plus fréquente parmi les renforts russes arrivant sur l’axe de Lyman. Selon lui, certains pelotons peuvent désormais être constitués presque entièrement de ressortissants étrangers.
Il a également affirmé que le manque de préparation de ces recrues favorisait leur reddition aux forces ukrainiennes.
Le médiateur ukrainien, Dmytro Liubinets, avait déclaré le mois dernier que l’Ukraine avait capturé des ressortissants de 51 pays combattant dans les rangs russes, illustrant, selon Kiev, l’ampleur du recours à des combattants étrangers par Moscou.
Ces déclarations interviennent alors que l’Ukraine accuse régulièrement la Russie de recruter des étrangers, notamment en Afrique, en Asie et en Amérique latine, en leur proposant des emplois ou des avantages financiers avant leur engagement militaire.
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