Initialement prévu pour s’achever en décembre 2026, le projet Transition Bas-Carbone (TBC), mis en œuvre depuis bientôt trois ans en Côte d’Ivoire, bénéficie d’une extension de six mois. Ses actions se poursuivront désormais jusqu’à la mi-2027.
Une décision majeure a été officialisée concernant la poursuite du projet Transition Bas-Carbone (TBC). Elle a été prise ce mercredi 2 septembre 2026, à Abidjan, lors de la 6ᵉ réunion du Comité de pilotage, qui a rassemblé les principales parties prenantes pour évaluer les progrès accomplis et structurer l’avenir de l’initiative.
Lancé en janvier 2023 et financé par l’Union européenne (UE) à hauteur de 5,9 millions d’euros, soit 3,87 milliards de Fcfa, le projet TBC est mis en œuvre conjointement par Expertise France et le ministère ivoirien de l’Environnement et de la Transition écologique.
Son objectif principal reste de rehausser la performance climatique de la Côte d’Ivoire, en parfaite adéquation avec les ambitions de l’Accord de Paris. Cette prolongation de six mois vise à maximiser l’impact du projet, à sécuriser durablement son héritage et à garantir la pérennité des structures mises en place.
Au cours de cette réunion, les participants ont examiné et validé les recommandations du 4ᵉ Comité technique, tout en adoptant le plan de travail pour le reste de l’année 2026 et pour la période d’extension en 2027. Les discussions ont également permis de définir des feuilles de route cruciales pour l’avenir, notamment pour le Système national de transparence climatique (SNTC).
Jean Douzo, chef de programme, représentant de la délégation de l’UE, a salué la forte dynamique partenariale qui a permis à la Côte d’Ivoire de consolider ses engagements environnementaux. Il a rappelé que la mission exclusive du projet TBC consiste à accompagner les réformes stratégiques et à renforcer les cadres réglementaires du pays.
Selon lui, cette extension représente une « phase finale unique et décisive » marquant le terme de l’appui financier de l’UE. Il a souligné que la durabilité des résultats reposera désormais entre les mains du gouvernement ivoirien, en particulier du ministère de l’Environnement et de la Transition écologique.
Pour cette phase terminale, les priorités budgétaires se concentreront sur l’architecture réglementaire, l’ancrage budgétaire et le déploiement complet du Système national de transparence climatique. Cette rallonge temporelle offre également une opportunité stratégique à l’Etat ivoirien pour accélérer sa préparation face aux prochaines échéances internationales sur le climat.
Alex Mayeul Lagaud, président du Comité de pilotage et secrétaire exécutif de la Commission nationale de lutte contre le changement climatique, a souligné la pertinence de cette réunion à l’approche de l’échéance contractuelle initiale.
Il a invité l’ensemble des participants à agir de manière responsable pour maintenir une cohérence parfaite entre les activités du projet et les priorités nationales. De son côté, Claire Lautier, directrice pays d’Expertise France, a rappelé que la transition bas carbone ne peut se limiter à un projet à durée déterminée.
Elle a insisté sur le fait qu’il s’agit d’un chantier de long terme nécessitant l’implication continue des administrations, du secteur privé et de la société civile. L’enjeu central est désormais d’intégrer durablement les outils et les compétences développés par le projet au sein des politiques publiques nationales.
AP/Sf/APA







