Le président djiboutien Ismaïl Omar Guelleh a appelé mardi son gouvernement à renforcer les missions régaliennes de l’Etat, investir davantage dans le capital humain et accélérer la diversification de l’économie, à l’occasion de la rentrée politique nationale 2026.
S’exprimant à l’ouverture du Conseil des ministres tenu au Palais de la République, le chef de l’Etat djiboutien a estimé que les efforts de développement devaient désormais s’accompagner d’une plus grande détermination de la puissance publique à assurer ses missions fondamentales.
La sécurité intérieure, la protection des infrastructures vitales et le contrôle des frontières figurent ainsi parmi les priorités mises en avant par Ismaïl Omar Guelleh, dans un contexte géopolitique qui, selon lui, impose de renforcer « sans relâche » la vigilance de l’Etat.
Le président djiboutien a également placé l’éducation, la formation et la santé au rang des préalables à la consolidation de l’unité et de la cohésion nationales, ainsi qu’au renforcement de la confiance des citoyens dans leur pays.
Le capital humain constitue une autre priorité majeure, avec un accent particulier sur la jeunesse. M. Guelleh a appelé à renforcer la formation professionnelle et l’enseignement technique, à faciliter l’accès au financement et à l’entrepreneuriat et à améliorer l’insertion professionnelle des jeunes.
Il a aussi plaidé pour une diversification des moteurs de croissance, en ciblant notamment les industries légères, le numérique, le tourisme, les énergies renouvelables et la pêche. Cette stratégie doit s’appuyer sur la consolidation des secteurs de la logistique, de la banque et des télécommunications, considérés comme des atouts de l’économie djiboutienne.
La maîtrise des dépenses publiques et la consolidation du cadre macroéconomique ont également été présentées comme des objectifs prioritaires. Le chef de l’Etat a préconisé l’accélération des réformes des finances publiques afin d’améliorer l’allocation des ressources, la transparence budgétaire et la redevabilité dans la gestion des comptes publics.
Enfin, M. Guelleh a appelé à accélérer la transformation numérique de l’administration, à travers la digitalisation des procédures, la dématérialisation des services publics et l’interopérabilité des systèmes.
Cette transformation devra également, selon lui, ouvrir la voie à une réflexion sur une utilisation « responsable et maîtrisée » de l’intelligence artificielle, alors qu’un forum national consacré à cette technologie est annoncé prochainement.
La rentrée politique 2026 dessine ainsi une feuille de route articulée autour de la sécurité, du capital humain, de la diversification économique, de la discipline budgétaire et de la modernisation numérique de l’Etat.
AC/Sf/APA







