Les forces rebelles libyennes ont pris le contrôle, le 23 août 2011, du complexe de Bab al-Aziziya à Tripoli, quartier général de Mouammar Kadhafi et symbole de son pouvoir, au terme d’une offensive qui accélère l’effondrement de son régime.
L’assaut du 23 août 2011 contre Bab al-Aziziya, à Tripoli, intervient au lendemain de l’entrée des insurgés dans le cœur de la capitale. Les combattants du Conseil national de transition (CNT) progressent vers Bab al-Aziziya et parviennent à pénétrer dans le vaste complexe fortifié après plusieurs heures de combats.
La prise du site, considéré comme l’un des principaux centres du pouvoir de Kadhafi depuis son arrivée au pouvoir en 1969, constitue une victoire hautement symbolique pour les insurgés.
Des combattants célèbrent leur avancée à l’intérieur du complexe, tandis que plusieurs symboles du régime sont détruits ou retirés.
Mouammar Kadhafi n’est toutefois pas retrouvé sur place. Sa localisation reste inconnue au moment de la prise du complexe. Dans un message audio diffusé le même jour, le dirigeant libyen affirme avoir quitté Bab al-Aziziya pour des raisons qu’il présente comme tactiques.
La chute du quartier général de Kadhafi intervient alors que les rebelles contrôlent une grande partie de Tripoli. Des poches de résistance loyalistes subsistent néanmoins dans certains secteurs de la capitale et dans plusieurs régions du pays.
L’offensive contre Tripoli, lancée les 20 et 21 août, marque un tournant majeur dans le conflit déclenché quelques mois plus tôt contre le régime de Kadhafi. Soutenues par la campagne aérienne de l’OTAN, les forces du CNT parviennent progressivement à prendre l’avantage militaire.
La disparition de Bab al-Aziziya comme centre opérationnel du régime ne signifie cependant pas la fin immédiate des combats. Kadhafi et ses derniers partisans poursuivent la résistance avant sa capture et sa mort à Syrte, le 20 octobre 2011.
Le 23 août 2011 demeure ainsi une date emblématique de la révolution libyenne, la prise de Bab al-Aziziya symbolisant la perte du principal centre de pouvoir de Kadhafi à Tripoli.
Sf/APA







