La première édition du Festinord s’est ouverte le vendredi 14 août 2026 à l’espace Canaan de Cocody, une commune huppée dans l’Est d’Abidjan. Conçu pour mettre en lumière la richesse culturelle, traditionnelle et gastronomique des peuples du Nord de la Côte d’Ivoire, cet événement de deux jours s’affirme comme un véritable carrefour de découverte et de partage.
Initié par Fatou Sarr, le Festinord qui est lancé ce 14 août à Abidjan rassemble les différentes communautés du Nord, notamment les Sénoufo, les Malinké, les Tagbana et les Djimini. Selon la promotrice, l’objectif est de permettre au public de mieux appréhender les spécificités de chaque peuple à travers son alimentation, ses vêtements, ses danses et ses modes de vie.
Fatou Sarr a profité de l’occasion pour lancer un appel vibrant à la jeunesse, l’invitant à renouer avec ses racines et à s’intéresser davantage à son patrimoine.
« Notre tradition, notre culture font partie de notre personne », a-t-elle souligné, exhortant les jeunes générations à ne pas délaisser leurs coutumes au profit de modèles culturels extérieurs.
Elle a également convié l’ensemble des Ivoiriens à dépasser les généralisations pour apprécier la diversité de ces identités. Pour cette édition 2026, une place particulière a été accordée au peuple Ébrié (originaire d’Abidjan), invité d’honneur de l’événement.
Présentés comme la communauté qui accueille les autres peuples à Abidjan, les Ébrié symbolisent, par leur présence, la volonté des organisateurs de faire du Festinord un rendez-vous d’échange et de cohésion nationale.
La gastronomie occupe une place centrale dans les festivités. Les visiteurs ont pu savourer des spécialités emblématiques du Nord telles que « le kabato violet, le kabato jaune » ou encore le fonio. En écho, les représentants de la communauté ébrié ont partagé leurs propres trésors culinaires et vestimentaires, tandis que de nombreux stands valorisaient les tenues et accessoires traditionnels.
Au-delà des plaisirs de la table, le Festinord a célébré les arts de la scène. Des jeux culturels et des danses traditionnelles ont rythmé les journées. La troupe Soromiguidjo Club de Yopougon, dont le nom signifie « avoir le courage de dire la vérité », a notamment marqué les esprits par une prestation artistique de haute facture. Les festivaliers, majoritairement vêtus d’habits traditionnels, ont pleinement partagé ce moment de communion.
Présent lors de cette première édition, le doyen Ndonlbeni Coulibaly s’est réjoui d’une telle initiative qui rapproche les jeunes de leur histoire. Il a insisté sur le rôle crucial des parents dans la transmission de la langue et des coutumes, encourageant les enfants à retourner régulièrement au village pour découvrir l’héritage de leurs aïeux.
À travers le succès de cette première édition du Festinord, les organisateurs posent les bases d’une action durable pour la sauvegarde du patrimoine culturel du Nord de la Côte d’Ivoire, tout en consolidant le dialogue intercommunautaire.
AP/Sf/APA







