La Gambie s’apprête à encaisser le contrecoup des coupes annoncées par Londres dans son aide au développement. Avec une baisse estimée à plus de 31 %, plusieurs secteurs clés pourraient se retrouver sous pression.
La Gambie se prépare aux conséquences des réductions imminentes de l’aide britannique au développement, qui concernent plusieurs pays africains, a appris APA vendredi.
Selon les estimations, le pays devrait perdre un peu plus de 31 % de l’aide au développement accordée par le Royaume-Uni, après l’annonce par Londres d’une vaste réorientation de ses dépenses à l’étranger.
Le Royaume-Uni fait partie des plusieurs pays donateurs qui réexaminent actuellement leurs priorités en matière d’aide au développement, ainsi que leurs engagements financiers à l’échelle mondiale, dans le but de préserver des ressources pour financer leurs propres programmes nationaux.
Cette réduction de l’aide devrait contraindre la Gambie à rencontrer davantage de difficultés pour maintenir les programmes et projets qui dépendent du soutien financier britannique.
Les interventions britanniques en Gambie couvrent notamment les secteurs de l’éducation, de la santé, de la gouvernance et du développement institutionnel.
Selon des observateurs, cette situation « souligne l’importance de renforcer la mobilisation des recettes intérieures et de réduire la dépendance à l’égard des financements extérieurs ».
Le Royaume-Uni a indiqué que ses dépenses internationales seraient désormais davantage axées sur la réponse aux crises, alors que le pays donne la priorité à ses besoins budgétaires internes et aux dépenses de défense.
Londres souligne que ces réductions ne traduisent pas un affaiblissement des relations bilatérales avec la Gambie et les autres pays africains concernés par cette nouvelle politique.
Les projections indiquent que les interventions dans les secteurs de la santé et de l’éducation des pays à faible revenu pourraient connaître une baisse spectaculaire de 40 % en 2027.
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