Le conseiller principal du gouvernement américain pour les affaires arabes et africaines, Massad Boulos, a effectué, début août, sa première visite officielle en Libye, où il a rencontré les deux exécutifs rivaux. Cette mission a abouti à la signature d’un accord d’infrastructure de 235 millions de dollars entre Mellitah Oil & Gas et l’américain Hill International.
L’accord porte sur des travaux d’infrastructure liés au secteur énergétique, visant à moderniser les installations et à renforcer la capacité de transport et de traitement des hydrocarbures. Pour Washington, ce projet est présenté comme un levier de stabilisation économique et un signal de soutien à l’unité institutionnelle de la Libye, à travers la coopération avec des acteurs des deux camps.
La visite de Massad Boulos s’inscrit dans une stratégie américaine visant à consolider l’influence des États-Unis dans un contexte de compétition diplomatique accrue impliquant d’autres puissances régionales et internationales. En rencontrant les responsables des deux gouvernements, l’envoyé américain a réaffirmé l’attachement de Washington à un processus politique inclusif et à la tenue d’élections libres et crédibles.
Pour les autorités libyennes, cet accord est perçu comme une opportunité de relancer les investissements dans le secteur énergétique, de créer des emplois et de moderniser les infrastructures vieillissantes. Cependant, certains observateurs s’interrogent sur la répartition des bénéfices du projet et sur les garanties de transparence dans un environnement marqué par la fragmentation et les risques de corruption.
À plus long terme, l’impact de cette initiative dépendra de la capacité des parties à maintenir un dialogue politique, à sécuriser les zones d’opération et à assurer une gestion équitable des ressources. La question de la souveraineté énergétique, de la répartition des revenus pétroliers et du rôle des acteurs étrangers reste un enjeu central de la transition politique et économique en Libye.
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