Le 14 août 1961, Jomo Kenyatta est autorisé par les autorités coloniales britanniques à regagner son domicile de Gatundu après près de neuf années de détention et de restriction, un événement qui marque un tournant décisif dans la marche du Kenya vers l’indépendance.
Arrêté en octobre 1952 au début de l’état d’urgence décrété pendant l’insurrection des Mau Mau, Jimi Kenyatta avait été condamné à une peine de prison suivie d’une période de restriction. Après plusieurs années de détention, il est transféré à Maralal puis autorisé, le 14 août 1961, à retourner dans sa région natale de Gatundu, où il est accueilli par une foule considérable.
Sa libération intervient dans un contexte d’intensification des négociations sur l’avenir politique du Kenya. Les principaux mouvements nationalistes réclament sa remise en liberté, convaincus qu’aucune transition vers l’indépendance ne peut être menée sans lui. Une semaine plus tard, toutes les restrictions pesant sur lui sont levées, lui permettant de reprendre pleinement son activité politique.
Kenyatta devient rapidement le principal dirigeant de la Kenya African National Union (KANU) et mène les négociations constitutionnelles avec les autorités britanniques. Le 12 décembre 1963, le Kenya accède à l’indépendance et Jomo Kenyatta devient le premier Premier ministre du pays, avant d’en devenir le premier président lors de la proclamation de la République en 1964.
Le 14 août 1961 demeure ainsi une date majeure de l’histoire de l’Afrique de l’Est, symbolisant le retour sur la scène politique de celui qui sera considéré comme le père de l’indépendance du Kenya.
Sf/APA







