Le 5 août 1962, Nelson Mandela, l’un des principaux dirigeants du Congrès national africain (ANC), est arrêté près de Howick, dans la province sud-africaine du Natal, après dix-sept mois de clandestinité. Cet événement marque un tournant majeur dans la lutte contre le régime d’apartheid et ouvre le long chapitre de son emprisonnement.
De retour d’une tournée en Afrique et au Royaume-Uni, où il avait recherché des soutiens politiques, financiers et militaires pour l’ANC et suivi une formation militaire en Éthiopie, Mandela circulait déguisé en chauffeur sous le pseudonyme de David Motsamayi lorsqu’il est intercepté par la police sud-africaine.
Jugé pour avoir quitté illégalement le territoire et pour avoir appelé à une grève nationale en 1961, il est condamné le 7 novembre 1962 à cinq ans de prison. Alors qu’il purge cette peine, il est poursuivi dans le cadre du procès de Rivonia et condamné à la réclusion à perpétuité le 12 juin 1964 pour sabotage et complot contre l’État.
Mandela passera vingt-sept années derrière les barreaux, principalement à Robben Island, avant d’être libéré le 11 février 1990. Sa détention fera de lui le symbole mondial de la lutte contre l’apartheid.
Élu en 1994 premier président noir de l’Afrique du Sud démocratique après les premières élections multiraciales du pays, Nelson Mandela dirigera le pays jusqu’en 1999. Lauréat du prix Nobel de la paix en 1993 avec Frederik Willem de Klerk, il demeure l’une des figures les plus emblématiques de l’histoire contemporaine de l’Afrique.
Sf/APA







