Les grands consommateurs d’électricité des secteurs industriel et commercial en Zambie se réuniront en septembre à Lusaka pour examiner de nouvelles stratégies d’approvisionnement énergétique, face aux contraintes du réseau national et aux besoins croissants des entreprises manufacturières et minières.
Prévu les 22 et 23 septembre, le C&I Energy + Storage Summit Zambia, organisé par le groupe VUKA, réunira des acteurs du secteur de l’énergie autour des solutions permettant de renforcer la fiabilité de l’approvisionnement, diversifier les sources d’électricité et réduire les risques liés aux fluctuations du réseau.
La rencontre intervient dans un contexte marqué par des défis croissants dans le secteur énergétique zambien, notamment les limites des capacités de transport d’électricité, l’évolution du cadre réglementaire et la nécessité de garantir une énergie accessible et compétitive aux entreprises.
Des représentants de la compagnie nationale d’électricité ZESCO, de la Commission de régulation de l’énergie et de la Société d’énergie Copperbelt sont attendus pour discuter des réformes en cours, notamment l’accès ouvert au réseau, le transport d’électricité pour compte de tiers, la structure tarifaire et les investissements dans les infrastructures.
Des représentants de l’industrie partageront également leurs expériences sur l’impact des nouvelles conditions du marché énergétique sur les activités minières et manufacturières.
Parmi les intervenants annoncés figurent Emmanuel Kanchebele de l’Association des entreprises d’électricité, l’économiste Kelvin Chisanga, Nyankutowa Chilanga de Chilanga Cement, Muntanga Lindunda de l’Association des industriels de Zambie ainsi que Chilala Kakoma-Boma du Kafue Gorge Regional Training Centre.
Face aux tensions sur le réseau, les grands consommateurs explorent de plus en plus des modèles combinant l’électricité du réseau public, les achats auprès de négociants en énergie, la production autonome sur site, les systèmes de stockage par batteries et les marchés régionaux de l’électricité.
Ces nouvelles approches offrent davantage de résilience aux entreprises, mais nécessitent également une gestion rigoureuse des risques réglementaires, financiers et contractuels.
Le sommet abordera aussi les enjeux de financement des projets énergétiques, avec un accent sur la crédibilité des acheteurs, les contrats d’achat d’électricité (PPA), les modèles économiques viables et la répartition des risques entre les différents partenaires.
L’efficacité énergétique sera également au cœur des discussions, à travers des sessions consacrées à l’optimisation des procédés industriels, au suivi numérique de la consommation et au développement de solutions de production électrique diversifiées.
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